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La femme, l’homme, des êtres humains, complémentaires, qui se ressemblent

Ce que je veux vous dire : A l’occasion de la célébration  de la place de la femme dans notre société, je pourrai m’attarder sur les bénéfices de l’éducation dans les familles, l’instruction scolaire, les lois contre le harcèlement, les violences conjugales,  les actions de prévention. Non,  je voudrai  vous parler de ces femmes qui […]

Ecrit par Marlène Rodier, élue CINOR. – le samedi 06 mars 2021 à 19H29

Ce que je veux vous dire :
A l’occasion de la célébration  de la place de la femme dans notre société, je pourrai m’attarder sur les bénéfices de l’éducation dans les familles, l’instruction scolaire, les lois contre le harcèlement, les violences conjugales,  les actions de prévention. Non,  je voudrai  vous parler de ces femmes qui ont marqué  l’histoire  qui  sont souvent restées invisibles, oubliées avant d’être réhabilitées. A mon époque, dans les années 19 70 et 1980,   je n’ai pas souvenir d’avoir étudié l’apport de ces femmes dans notre histoire.

La raison est simple, les hommes détenant le pouvoir, l’approche de l’histoire est, a été  unigenre.
En parler, c’est restaurer la justice et montrer que la femme au même titre que l’homme a participé à la construction de notre monde, et cela dès l’époque préhistorique.
Il y a aussi un autre intérêt, de montrer que la femme n’est pas née victime, soumise, et que l’homme n’est pas né violent.
Donc, il n’y a pas de fatalité, des relations respectueuses et équilibrées sont possibles .  Heureusement, beaucoup de femmes et hommes  vivent harmonieusement. Il faut  toujours faire attention aux généralisations.
La femme est capable au sens juridique.  Elle  a le choix, elle choisit sa vie, ses représentants, son compagnon, de faire ou non des enfants, de travailler.  Rien ne s’oppose à la réalisation de sa vie, de ses rêves.
Tout l’arsenal  existe, elle doit gagner le combat contre elle-même.

Les femmes en choisissant l’anthropologie,  un domaine occupé essentiellement par les hommes, je pense à Maryline Patou Mathis, qui dans son livre intitulé ‘l’homme préhistorique est aussi une femme »,  restaure la place de la femme dans l’évolution de l’humanité.  La femme devient visible.  Ce travail est aussi entrepris par un autre anthropologue,  Pascal Pic, qui dans ses recherches,   exposent différents  systèmes  d’organisation sociale   de l’époque préhistorique, il distingue ceux qui sont coercitifs envers les femmes,  qui veulent contrôler la procréation ,  et , d’autres basés sur le respect.  Il en ressort que l’homme a le choix et qu’il peut évoluer vers des relations plus apaisées avec la femme.

Séverine Auffret, professeur agrégée de philosophie, dans son livre intitulé, » une histoire du féminisme de l’Antiquité grecque à nos jours »,  décrit ces femmes qui ont lutté pour l’égalité, la liberté. Dans la revue, front populaire,  elle dresse quelques portraits de femmes tirés de son livre.

J’en ai choisi deux :  Olympe de Gouges, née en 1748, écrivain, elle écrit des pièces de théâtre et des romans. Elle aborde dans « Zamora et Muza », en 1784, la traite des Noirs.  Nous sommes face à une femme libre, courageuse, talentueuse, qui n’hésite pas à traiter des thèmes qui fâchent,  d’ailleurs le puissant parti des colons  va tout faire pour empêcher la représentation de la pièce de théâtre.

On lui doit ces mots célèbres : «  la femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit également  avoir celui de monter à la tribune ».

En 1791, elle adresse à la Reine, sa déclaration des droits de la femme et de la citoyenne calquée sur celle des hommes.
Mais en avril 1791, la Convention décrètera que la femme n’a pas le statut de citoyenne.  Olympe de Gouges sera guillotinée en 1793.

Une autre femme Louise Michel, née en 1830,  une activiste du féminisme, laïque, athée, généreuse.  Elle sera institutrice, elle écrit des poèmes, collabore à des journaux d’opposition.  Elle est de tous les combats pour la liberté, la laïcité,  le féminisme. Condamnée, elle sera déportée dans le pays des Canaques.  Alertée par la condition de ce peuple opprimé, comme une ethnologue, elle prendra le temps de comprendre ce peuple, d’apprendre sa langue.  Elle rédigera un écrit : légendes et chants de gestes canaques.  Mais elle est lucide, en Calédonie, aussi,   la femme ne compte pas.

A son retour de la déportation, elle devient anarchiste ; Elle continuera à lutter contre les inégalités.   Ses paroles seront en concordance avec ses actes. Elle meurt en 1905, elle a 75 ans.

Enfin, je voudrai conclure par ses mots de solidarité  d’Olympe de Gouges,  à l’attention des femmes, qui sont toujours d’actualité  :  « devenez plus simples, plus modestes et plus généreuses les unes envers les autres. »

 

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