La FCPE-CDPE 974 dénonce l’apprentissage à 14 ans
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La FCPE-CDPE 974 dénonce les tentatives récurrentes du ministère de l’Education nationale et de la majorité parlementaire actuelle de vanter sans cesse les mérites d’une orientation précoce dont les conséquences sont dangereuses pour les élèves.
Alors même que Le Président de la République s’était engagé lors de la présidentielle de 2007 à mettre fin à « l’apprentissage junior », la FCPE s’interroge sur la dernière « trouvaille » de l’UMP proposant, à l’occasion de sa dernière convention pour l’emploi, « d’abaisser l’âge minimum d’entrée en apprentissage en étendant le Dima (Dispositifs d’Initiation aux Métiers de l’Alternance) aux jeunes de 14 ans ». Ainsi, de manière cyclique, l’UMP remet sur le tapis la sortie précoce du système scolaire : il y a quelques mois par un examen d'entrée en 6ème, aujourd’hui par l’apprentissage dès 14 ans ! Ce serait la solution pour favoriser « la croissance des PME et de l’emploi », rien de moins! Ces déclarations semblent parfois encouragées par certaines annonces ministérielles comme celle d'une évaluation nationale en fin de 5ème ou encore les aménagements prévus en 4ème permettant des sorties plus nombreuses vers le milieu professionnel.
L’apprentissage et l'enseignement professionnel ne doivent pas servir de « voies de garage » pour des élèves en situation d’échec scolaire. De tels dispositifs empêcheraient tout progrès vers l'acquisition par tous des connaissances et compétences indispensables qui ont pourtant été réaffirmées par une récente mission parlementaire.
La FCPE-CDPE 974 réaffirme son attachement au collège unique et l’orientation doit être choisie et non subie. Pour cela, elle ne doit pas être soumise aux statistiques mais faire l’objet d’une décision de l’élève et de la famille.
Les jeunes sortant d’une formation en apprentissage sans aucun diplôme sont très vulnérables sur le marché du travail. En 2009, moins de 4 sur 10 ont un emploi sept mois après la fin de leur formation. Seule la moitié de ces emplois est à durée indéterminée et la proportion d’intérimaires est nettement plus élevée que parmi les diplômés. Les sortants non diplômés signent également moins souvent que les autres un contrat de professionnalisation, qui pourrait pourtant leur permettre d’accéder à une première qualification.
Faut –il le rappeler à La Réunion en 2009, sept mois après leur sortie en centre de formation, 41% des apprentis se déclarent en emploi et seulement 43 % signent un contrat avec leur ancien maître d’apprentissage. Bien souvent, les autres et les non diplômés, se retrouvent dans les statistiques du pole emploi, orientés vers d’autres stages de formation ou attendent l’âge afin de pouvoir bénéficier de revenus sociaux.
Jean Odel OUMANA
Vice-président FCPE-CDPE 974
Chargé de Communication & des Relations Institutionnelles


