La faillite des syndicats réunionnais du second degré

Le Club de La Réunion observe avec un certain désarroi que les syndicats du second degré n’ont pas pris conscience de l’ampleur du problème. Campés dans leurs certitudes, ils considèrent que le système actuel est le meilleur et qu’il n’y a pas lieu de l’améliorer.
Lors des dernières visites ministérielles, ces syndicats ont fait de la réforme du collège, l’arbre qui cache l’épineuse question de la mutation des enseignants réunionnais. Ils ont, ce faisant, laissé les professeurs se démener aux côtés d’une seule association.
Comment des syndicats peuvent-ils laisser une association porter seule une question qui les concerne au premier chef ? Comment des syndicats peuvent-ils traiter avec un tel mépris et une telle condescendance - notamment dans des courriers rendus publics récemment (à l’exemple de la FSU) – ceux qui se battent pour que des professeurs réunionnais restent dans leur île ? Comment des syndicats peuvent-ils affirmer, sans sourciller, que leur seul objectif est de défendre les CIMM alors que leur principe est gravé dans le marbre et fait tache d’huile dans la fonction publique d’Etat (à l’image de la Police Nationale) ?
Face à l’immobilisme des syndicats du second degré sur la mutation des enseignants de collèges et de lycées, le Club de La Réunion fera prochainement des propositions pour alimenter le débat.
Le Club De La Réunion


