La déviation de Saint-Joseph sur les rails...

Il y a quelques semaines, la population et les habituels usagers apprenaient la réalisation de travaux conséquents à l'entrée Ouest de Saint-Joseph. Des travaux ayant pour objet la rénovation du réseau télécom, des terrassements, un meilleur assainissement, la réalisation d'espaces verts, l'éclairage ou encore la distribution d'eau potable. Ce matin, c'est un nouveau projet, complémentaire au premier cité, qui a été présenté par le vice-président de la pyramide inversée, Philippe Berne, et par le représentant des Grands travaux au service de la Direction régionale des routes (DRR), Guy Gilbert.
Cette déviation, dont les travaux devraient débuter d'ici quelques semaines, a été pensée dans la continuité du réseau de route nationale et plus précisément de la déviation de Grands-Bois qui sera livrée avant la fin de l'année. Ceci étant, l'important trafic relevé au cœur et à l'approche de la ville, la promotion du centre-ville, la nécessité d'une infrastructure adaptée aux divers types de trafic et la meilleure desserte des quartiers de la commune constituent les origines majeures de cette déviation.
Le tracé complet, d'une distance de 5,4 kilomètres, a été divisé en trois sections (Ouest, Centrale et Est) et comprendra à terme neuf giratoires qui contribueront au développement de nouveaux quartiers et par là même à l'économie de la commune (Zac des Grègues). Composée de 16 ouvrages d'arts, la déviation de Saint-Joseph permettra de relier les entrées Ouest et Est de la ville en moins d'une dizaine de minutes. La densité du trafic, entre 6.000 et 7.000 véhicules jour sur l'entrée Est par exemple, mènera ainsi à une 2X1 voie avec des tronçons réservés aux véhicules lents.
Un coût de 114 millions d'euros en 2013
La question du foncier devrait coûter près de 19 millions d'euros à la Région. En ce qui concerne les arrêtés de cessibilité notifiés aux expropriés de la section Centrale, 14 propriétés bâties ont déjà été acquises à l'amiable, cinq sont en cours de prise de possession anticipées et une reste encore en négociation de prix.
Entre 2007 et 2013, estimation de la fin des travaux, les coûts de l'opération ont apparemment subi les affres de la crise. Initialement fixés à 95,96 millions d'euros en 2007, les travaux devraient finalement coûter 114,12 millions d'euros à terme. A noter que la Région indique que l'estimation actuelle de ces travaux avoisine les 107 millions d'euros.
La commune devra aussi débourser 2.633.000 millions d'euros, soit 948.000 euros supplémentaires par rapport au montant initial. L'explication de ces nouveaux frais s'expliquant par l'"évolution des index de Travaux publics", par la "prise en compte des recommandations du CTE sur les débits hydrauliques et par l'amélioration de l'insertion paysagère".


