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“La baisse des PEC n’est pas une fatalité économique, mais un choix idéologique”, estime Éric Fruteau

Ecrit par Zinfos974 – le samedi 16 mai 2026 à 11H06
Le mouvement assure vouloir aborder chaque scrutin « au cas par cas », avec comme ligne directrice « l'intérêt général, l'indépendance politique et le refus des compromissions » (archives).

L’ancien maire de Saint-André et récent candidat aux municipales, Éric Fruteau, réagit à la baisse des contrats aidés (PEC) annoncée par la préfecture. Dans un communiqué, il dénonce une décision qui, selon lui, risque d’aggraver la précarité sur l’île.

L’ancien édile rappelle que de nombreuses familles réunionnaises vivent déjà dans un contexte marqué par le chômage et la vie chère. Selon lui, la réduction des parcours emploi compétences ne peut être considérée comme une simple mesure budgétaire.

« Quand l’État annonce moins de contrats aidés (PEC), ce n’est pas juste une décision “budgétaire” : ça touche directement des milliers de personnes », affirme-t-il.

Des emplois jugés essentiels sur le terrain

Dans son communiqué, Éric Fruteau souligne que les PEC concernent des missions dans les écoles, les associations, les communes, l’aide aux personnes âgées ou encore la médiation sociale. Pour de nombreux bénéficiaires, ces contrats représenteraient parfois la seule possibilité d’accéder à un emploi et à un revenu.

L’ancien maire estime que la baisse des contrats aidés intervient dans un contexte déjà fragile pour les collectivités locales et les jeunes Réunionnais.

« Le chômage reste très élevé, les jeunes sont particulièrement touchés, et les communes manquent déjà de moyens », rappelle-t-il, jugeant que cette diminution entraînera « plus de précarité sur le terrain ».

“Supprimer les PEC ne règle pas le clientélisme”

Éric Fruteau reconnaît toutefois les critiques formulées autour de l’utilisation de certains contrats aidés à des fins électorales. Il estime néanmoins que la suppression des PEC ne constitue pas une réponse adaptée.

« Supprimer les PEC ne règle pas le clientélisme. Au contraire, ce sont surtout les personnes précaires qui paient la facture », écrit-il.

Dans le document, il rappelle également le rôle de ces dispositifs pour les associations et les jeunes en insertion, évoquant « des parents qui retrouvent un revenu », « des jeunes qui acquièrent de l’expérience » ou encore « des services utiles à la population ».

Plusieurs pistes avancées

L’ancien maire de Saint-André propose plusieurs orientations, parmi lesquelles la transformation des PEC en emplois durables, le développement de l’économie sociale et solidaire (ESS), davantage de transparence dans l’attribution des aides publiques et un meilleur accompagnement de l’insertion des jeunes.

En conclusion, Éric Fruteau estime que la réduction des contrats aidés relève avant tout d’un choix politique.

« La baisse des PEC n’est pas une fatalité économique, mais un choix idéologique », conclut-il, appelant à faire des contrats aidés « un levier d’émancipation » plutôt qu’un outil de dépendance politique.

Etiquettes : Eric Fruteau | PEC

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