Revenir à la rubrique : Courrier des lecteurs

Juliette Caranta-Pavard: Violences et « Marches Blanches »…

Tous les ans, comme les letchis, à grand tapage médiatique, elles viennent – ces très prisées Marches Blanches – nous rappeler que des consciences existent, ICI, à La Réunion pour « dialoguer », « prévenir », « dénoncer », « lutter », « se recueillir », défiler aux flambeaux – fleur au fusil – et terminer le tout en joyeux « kabar » – pour, en un mot, dire fermement NON ! aux dites violences…

Ecrit par Juliette CARANTA-PAVARD – le jeudi 27 novembre 2014 à 15H19

Ma mémoire me ramène sept ans en arrière, à la « Grande Marche Blanche » du 22 novembre 2008. Les locomotives – « Femmes de La Réunion » – étaient déjà Thérèse Baillif : « Présidente du Cevif » ; Nassimah Dindar : « Présidente du Conseil général » ; Huguette Bello : « Député-Maire de Saint-Paul – Présidente de l’U.F.R. (Union des femmes réunionnaises) ». Toutes trois « féministes ». Avec photo…

Dans tout ce virginal, je me suis invitée, toute de noir vêtue, avec pancarte explicative, semant l’émoi chez les organisatrices – ainsi que chez le Député-Maire Victoria qui a tenté de m’exfiltrer discrètement, via sa milice municipale ; sans succès, de simples participantes anonymes s’étant interposées afin de protéger ma liberté de manifester. Comme quoi…

En fait, je sortais tout juste d’une année pleine de persécutions administratives et judiciaires, en bande organisée (lesquelles persécutions ne sont en aucun cas des violences à prendre en compte pour ces vertueuses meneuses-bouffonnes…)

À noter qu’on en est pas resté là : le 29 juin 2009, au Conseil municipal de Saint- Denis, Gilbert Annette a pu à son tour lancer quatre policiers « municipaux » sur la grand’mère de 73 ans que j’étais alors, afin de la maîtriser violemment, par la force ; sous le regard des « féministes » Orphé, Bareigts et Véloupoulé-Merlo, qui n’ont pas bougé, forcément !

Ce super « marronnier » pour les journalistes- peï a hérité d’un profitable changement : la manif a lieu de nuit et se baptise « Marche lumineuse »… Et comme le disait René Squarzoni en 2012, à propos des « Violences familiales » : « Vingt ans après, on en est presque au même point. » – Là, il semble que ça bouge, non ?

 

Thèmes :
Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires