JP Virapoullé ira aux Sénatoriales avec "la majorité présidentielle"

Dans un article du Figaro daté du 29 juin, intitulé "Sénatoriales : L'UMP a bouclé ses investitures", apparaissent les noms de Michel Fontaine et Jean-Paul Virapoullé, qui étaient il y a encore quelques jours, adversaires pour obtenir la place de candidat de l'UMP aux prochaines Sénatoriales.
Il y est confirmé que si Jean-Paul Virapoullé n'a pas obtenu l'investiture UMP, il partira quand même au front sous l'étiquette "majorité présidentielle, majorité sénatoriale". Une façon pour Paris d'apaiser les esprits des uns et des autres... C'est le cas dans d'autres Départements comme celui de l'Essonne où le sénateur sortant et propriétaire du Figaro, Serge Dassault, a reçu l'investiture UMP, alors que l'autre sénateur sortant, Laurent Béteille, se contentera du soutien de la "majorité présidentielle".
Pour Jean-Paul Virapoullé, cette technique d'apaisement lui convient ! "J'ai été contacté lundi soir (après l'annonce officielle de l'investiture du maire de Saint-Pierre et patron de l'UMP local, Michel Fontaine), on m'a dit : 'Si tu as le soutien de la majorité présidentielle, est-ce que ça te vas? J'ai dit bien sûr !'", explique ce matin, Jean-Paul Virapoullé. "Dans un certain nombre de départements, le mérite du travail parlementaire de sénateurs sortants et la volonté de placer des personnalités de l'UMP a mis la commission d'investiture dans l'embarras. Aujourd'hui, je suis un candidat légitime soutenu par la majorité présidentielle et la majorité sénatoriale", ajoute-t-il.
"En 2001, je n'avais pas d'investiture et j'ai eu deux sièges"
Désormais, Jean-Paul Virapoullé se targue de pouvoir ratisser large. "Vous savez, j'avais de toutes façons envisager de proposer une liste d'union de la majorité présidentielle. Il n'y a pas que l'UMP à la Réunion, et beaucoup ont même rendu leur carte d'adhésion", assure-t-il.
D'ailleurs le nom de la centriste sortante, Anne-Marie Payet, est donné pour la 2ème place sur la liste de Jean-Paul Virapoullé. "Elle est effectivement pressentie, Anne-Marie Payet a un bon bilan. Mais rien n'est encore décidé. Je dois encore rencontrer certains maires en début de semaine prochaine avant que la décision soit entérinée", répond-il à ce sujet.
Jean-Paul Virapoullé n'a donc pas dit son dernier mot : "Je n'improvise pas. En 2001, je n'avais pas d'investiture et j'ai eu deux sièges. Cette année, je recommence avec le soutien de la majorité présidentielle. Je ne suis pas candidat contre quelqu'un mais pour défendre la Réunion".
Cette année, quatre sièges sont à pourvoir pour la Réunion. "Qui sont les hommes et les femmes les plus honnêtes et compétents pour défendre librement la Réunion, sans accepter les pressions de Paris?", interroge Jean-Paul Virapoullé qui compte sur cette base de réflexion pour monter au créneau auprès des grands électeurs et leur remettre son bilan et ses projets.



