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Jeunes agriculteurs: L’élevage cause nationale en outre mer aussi !

Alors qu’une mobilisation nationale a été lancée par les réseaux Jeunes Agriculteurs et FNSEA pour ce dimanche 23 juin 2013, Jeunes Agriculteurs Outre Mer apporte tout son soutien et s’associe à distance au mouvement. Les difficultés de l’élevage en outre mer sont bien réelles aussi, sensiblement différentes. « Des productions dont la reconnaissance comme activité […]

Ecrit par zinfos974 – le lundi 24 juin 2013 à 09H40

Alors qu’une mobilisation nationale a été lancée par les réseaux Jeunes Agriculteurs et FNSEA pour ce dimanche 23 juin 2013, Jeunes Agriculteurs Outre Mer apporte tout son soutien et s’associe à distance au mouvement. Les difficultés de l’élevage en outre mer sont bien réelles
aussi, sensiblement différentes.

« Des productions dont la reconnaissance comme activité agricole ne se discute pas dans l’hexagone posent problème à l’administration en outre mer » s’indigne Jean-Hubert François qui débute un élevage porcin en Guyane. C’est le cas de la production caprine en Martinique, l’élevage de brebis, l’élevage équin à la Réunion et en Guadeloupe, le petit gibier…

Jeunes Agriculteurs Outre Mer milite depuis plusieurs années pour une harmonisation des productions reconnues comme agricole dans les cinq départements d’outre mer, notamment en élevage.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, la production locale dans quasi toutes les filières est loin de satisfaire la consommation. Seulement 1% de la viande de volaille en Guyane, Guadeloupe et à Mayotte est issue de la production locale, 26% de la viande bovine à la Réunion, 29% de la
viande de porc en Martinique…

Il s’agit donc bien de filières porteuses avec des perspectives. Cependant le coût élevé des compléments alimentaires et du matériel d’élevage, l’inégale répartition des marges au sein de la filière, le tout dans un contexte de quasi monopole, constituent un réel frein au développement de ces filières. A cela s’ajoute la concurrence des pays voisins aux règlementations différentes et les importations européennes de viandes congelées à bas prix.

A l’heure où les discussions sur le projet de loi de consommation vont débuter à l’assemblée nationale, il est primordial que les coûts de production et leurs évolutions soient pris en compte dans la formation des prix mais aussi qu’un étiquetage obligatoire sur l’origine des produits soit mis en place.

L’accent doit être porté sur la recherche appliquée à l’écoute des éleveurs afin de trouver des solutions d’alimentations adaptées, réalistes et tenant compte du niveau de mécanisation de chacun. Il est nécessaire de valoriser au maximum les fourrages et compléments produits
localement.

« On ne comprend pas qu’il n’y ait pas plus d’attention portée par l’administration publique sur cette thématique. On constate de beaux discours, parfois encourageant, sur la nécessité du développement endogène. Mais malheureusement trop peu d’actes effectifs » conclue Sébastien Bellemene, président de Jeunes Agriculteurs Outre Mer.

 

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