Jean-Claude Fruteau: "Il s'agit de protéger les stations-services"

Invités à échanger à propos de sujets concernant les départements d'Outre-mer, Jean-Claude Fruteau, président de la délégation Outre-mer à l'Assemblée, Serge Larcher, président de la délégation Outre-mer au Sénat et Georges Patient, président de l'intergroupe parlementaire des Outre-mer, ont été reçus par François Hollande et Victorin Lurel ce lundi. Pour Jean-Claude Fruteau, les points majeurs évoqués, à savoir l'agriculture et les carburants, ont été entendus par le Président de la République. "Il a une grande capacité d'écoute et d'assimilation et est une des personnalités politiques à mieux connaître les situations des Outre-mer", assure le député.
Alors que les stations-services sont en grève ce jour à La Réunion et aux Antilles, Jean-Claude Fruteau tient à rassurer les gérants: "Il ne s'agit pas d'augmenter le prix de l'essence, ni de supprimer des emplois. Il s'agit de protéger les stations-services".
Il y aurait, selon lui, un manque d'information à propos du décret et un besoin de concertation entre tous les acteurs concernés, pas seulement les pétroliers. "Il faut arrêter de passer par les pétroliers pour faire comprendre l'impact du décret aux stations. Il ne faut pas oublier que les marges de certains pétrolier atteignent 28%, c'est exorbitant".
Concernant le recul de la fin programmée (en 2017) des quotas sucriers européens à 2020, "la France va intervenir pour l'obtenir", assure Jean-Claude Fruteau. "Nous ne sommes pas opposés à l'aboutissement des quotas, qui sont contradictoires avec les règles du commerce, mais nous avons besoin de temps pour que la filière s'y adapte", ajoute-t-il. Un délai supplémentaire serait par exemple nécessaire pour avoir davantage de débouchés dans les pays européens, grâce à un label réunionnais. "Aujourd'hui, on dit "sucre ou rhum des départements d'Outre-mer" mais La Réunion a les plus grands centres de recherche dans ces filières et donc une valeur ajoutée qui doit être reconnue".


