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"Je suis un maire épanoui" : Jeannick Atchapa entre en campagne avec le soutien des trois chambres consulaires

Ecrit par P.M. – le samedi 7 février 2026 à 11H23
Jeannick Atchapa se lance à la conquête d'un deuxième mandat consécutif.

C’est entouré des présidents des chambres de métiers, de commerce et d’agriculture que le maire sortant, Jeannick Atchapa, a officiellement lancé sa campagne ce vendredi soir devant plus de 800 personnes, selon l’organisation. Il vise un nouveau mandat placé sous le signe de la "continuité, du développement économique et de l’ancrage territorial".

Malgré la pluie et la date du premier vendredi du mois, traditionnellement marquée par la présence de nombreux fidèles dans les lieux de culte, il y avait du monde au lancement de campagne de Jeannick Atchapa ce vendredi soir. 

Les près de 200 chaises installées avaient trouvé preneur et la cour de la permanence affichait complet. Le même lieu où le Panonnais et son équipe avaient célébré la victoire en 2020 au soir du second tour. 

Plusieurs centaines de personnes - plus de 800 selon l’organisation - sont venues soutenir leur maire sortant et candidat à sa réélection, entouré d’une équipe qui sera renouvelée à hauteur d’un tiers. L’ambiance est détendue. C’est d’ailleurs par une danse avec le public que Jeannick Atchapa a débuté sa prise de parole, au son de sa chanson de campagne.

"J’ai pris six ans de bonheur"

C’est lui qui l'affirme : "je suis un maire épanoui". Son mandat, il dit l'avoir vécu "avec passion et responsabilité".
"Au début, je me posais la question : est-ce que je suis fait pour ce costume ? Puis j’ai compris qu’il fallait que je crée mon propre costume. Franchement, j’ai pris six ans de bonheur", confie Jeannick Atchapa.
Il met en avant la solidité de son équipe, une stabilité municipale et une "relation de confiance" nouée avec la population, "par une hyperproximité".
Il en fait sa marque de fabrique : "humilité, simplicité et accessibilité. Je suis diplômé de la grande école de l’humilité et de la simplicité, et les gens l’ont bien compris".

Le candidat a reçu le soutien des présidents des trois chambres consulaires, de Jean-Michel Moutama (CGPER) et de l'ancien président de la chambre verte, Frédéric Vienne.

"La commune qui paye le plus vite ses fournisseurs"

Le maire sortant met également en avant son bilan financier, qu’il qualifie de "sans précédent" pour la commune. "J’ai rétabli la confiance avec les financeurs : l’État, l’Europe, la Région. Je suis venu défendre l’intérêt de Bras-Panon, jamais une étiquette politique".
Il détaille les chiffres : "Ce sont 33 millions d’euros qui ont été investis en quatre ans, en ne comptant pas la période du Covid, sans augmenter les impôts et sans recourir à l’emprunt. L’endettement a été divisé par deux et les investissements multipliés par quatre".
Le maire sortant avance un autre indicateur : "Nous sommes la commune qui paye le plus vite ses fournisseurs, en 18 jours. La ville s’est développée, mais pas au préjudice des comptes de la commune".

"Très fier de notre bilan"

Côté réalisations, il se dit "très fier de notre bilan dans ce contexte dégradé".
Jeannick Atchapa évoque notamment la création du centre de supervision urbain, l’aménagement de la place Michel-Debré, du parvis de la mairie et de l’église, la création du centre funéraire, du lycée privé, du parc Vanille-Orchidée, les investissements dans les écoles, les aménagements routiers ainsi que les nouveaux cheminements piétons et cyclables le long de la RN et de la RD48. 

Cette dernière, longue de deux kilomètres, doit passer de 6,5 mètres à 11 mètres de large, avec un éclairage solaire et la création de deux voies vélos de chaque côté.
"On va révolutionner les déplacements", assure-t-il.

Le soutien affiché du monde agricole

Le maire sortant met également en avant le développement des infrastructures de santé, avec notamment la clinique de rééducation fonctionnelle des Tamarins, le futur centre de dialyse, l’EHPAD, une maison d’accueil spécialisée pour polytraumatisés et un projet Alzheimer. Autant d’équipements qui représentent, selon lui, "plusieurs centaines d’emplois".
Il avance un autre chiffre : "250.000 euros de bourses ont été versés sur le mandat et un chèque-cadeau de 100 euros remis à tous les diplômés. Tout le monde reçoit le même chèque".

Côté tourisme, il revendique avoir "cru au projet" autour de la route de la Vanille et des orchidées, dont la commercialisation débute. Une diversification notamment orientée vers la production de fruits à pain, développée avec le soutien du monde agricole, très présent lors de cette soirée de lancement, avec la participation des deux derniers présidents de la chambre d’agriculture et du président de la CGPER.

Reconquête des friches et du littoral

Pour un second mandat, Jeannick Atchapa fixe un cap : "Garder notre identité rurale tout en devenant une ville moderne, une ville du quart d’heure".
Les objectifs affichés portent sur le renforcement de l’offre de services, du commerce, de l’artisanat, de l’industrie et du médico-social, le développement d’un tourisme adapté à la géographie de la commune et la reconquête de terres en friche, avec au moins 50 hectares ciblés sur le prochain mandat, en plus des 200 hectares déjà acquis par la Ville.

Un projet de port de plaisance

Il annonce également un projet de "village culturel inédit" à la Rivière-des-Roches, "sur l’histoire culturelle de Bras-Panon et aussi pour développer le tourisme", ainsi qu’un rééquilibrage de l’offre de logements, avec la construction de logements intermédiaires, de résidences pour les seniors et la libération de foncier pour les primo-accédants à la propriété.
À plus long terme, le maire sortant évoque aussi une ouverture vers le littoral, en lien avec les communes voisines, et un projet de port de plaisance.

"La population a besoin de projets, pas de polémiques"

Interrogé sur ses opposants, Jeannick Atchapa se veut mesuré. "La population n’a pas besoin de polémiques, mais de projets et de responsabilité. Quand on n’a pas de vision, on critique. Être maire, ça ne s’improvise pas".
Après trois candidatures et près de vingt ans dans l’opposition avant sa victoire en 2020, le maire sortant revendique une constance : "Même quand je perds, je continue. C’est dans l’épreuve qu’on se construit".
C'est par "la proximité et la confiance", qu'il estime avoir emporté l'élection en 2020. Une méthode qu’il entend prolonger. "J’aime cette commune, j’aime cette population, et je veux continuer à la servir", lance-t-il.
Son objectif  : "Que les gens soient fiers d’habiter à Bras-Panon. Vous allez être très fiers de nos projets".

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