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Ivre, il défoule sa colère sur sa compagne pendant un séjour à l'hôtel

Ecrit par L.C. – le samedi 11 octobre 2025 à 17H45

Un homme était jugé en comparution immédiate à Champ-Fleuri ce mercredi pour avoir violenté sa compagne et avoir refusé l'interpellation par les forces de l'ordre. Un dossier de violences conjugales dont les faits se sont déroulés dans un hôtel de l’Ouest de La Réunion.

Le week-end en amoureux à l'hôtel s'est transformé en cauchemar pour la concubine de Loïc. Dans la nuit du 4 au 5 octobre, les gendarmes doivent intervenir dans l'établissement pour embarquer le Dionysien. Ce dernier est complètement ivre et refuse l'interpellation : les gendarmes doivent durcir le ton, sous les vociférations de l'intéressé, qui multiplie les insultes à leur égard.

Plus tôt dans la journée, Loïc G. et sa compagne sont arrivés à l'hôtel. Ils ont prévu quelques agréments pour leur séjour : selon les propos de l'intéressé, de l'alcool et des cachets d'ecstasy. Ce ne sont pas moins de cinq à six cannettes de 8.6, bière au degré d'alcool conséquent, qui sont sifflées par Loïc G.

Violences à l'hôtel

Grâce à la vidéosurveillance de l'hôtel, le tribunal a une idée du déroulement des faits. Sur la première, on y voit Loïc G. s'approcher de sa compagne avec un couteau dans le dos. Sur une autre, il lui tire les cheveux, plaque sa main sur sa bouche. Sur une troisième, les violences semblent se passer hors champ. L'arrivée des gendarmes va permettre à la victime de se confier sur les violences qu'elle subit.

À la barre du tribunal, le mis en cause nie les prétendus coups qu'il aurait portés. Cependant, il concède volontiers lui avoir tiré les cheveux et avoir mis sa main sur sa bouche. Loïc G. explique sa peur d'être viré de l'hôtel suite à la dispute avec sa « madame ».

"Un homme gentil" quand il ne boit pas…

Répondant donc de faits de violences, outrage et rébellion — il ne conteste pas ces deux dernières qualifications—, son profil est détaillé à la cour : trentenaire revenu à La Réunion après un passage par l’Hexagone et travaillant dans la restauration, son casier judiciaire comporte 14 mentions.

Quand on l'interroge sur les faits de violences envers sa compagne, l'homme perd tout d'un coup la mémoire. La procureure souligne sa forte alcoolisation et l'état de la victime à l'arrivée des gendarmes : son tee-shirt à moitié déchiré, elle n'ose pas porter plainte de peur de représailles. L'homme est en effet connu pour son addiction à la bouteille. Au vu de la violence des faits et du passif judiciaire de Loïc G., le ministère public requiert une peine de 24 mois de prison.

L'avocat de Loïc G. pointe en effet l'alcoolisme de son client comme moteur de la violence : quand la robe noire interroge l'entourage du mis en cause, tous décrivent sa gentillesse, « un homme bien », dira l'une de ses nièces. Ainsi, le conseil préconise une peine assortie d'un sursis probatoire pour son client, estimant que la prison ferme n'est pas la bonne solution.

Le tribunal le condamne à une peine d'un an d'emprisonnement, dont six mois avec sursis probatoire pour une durée de deux ans, avec l'obligation de se soigner et l'interdiction d'entrer en contact avec la victime.

Etiquettes : Justice

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