Israël-Iran : un cessez-le-feu fragile sur fond de destructions massives

Après douze jours d'affrontements, la trêve entre Israël et l'Iran reste précaire. Téhéran déplore plus de 600 morts et lance les premières opérations de reconstruction, tandis que la communauté internationale s'inquiète d'une reprise des hostilités.
La guerre éclair déclenchée le 13 juin par Israël contre l'Iran a laissé derrière elle un lourd tribut humain et matériel. Selon le ministère iranien de la Santé, au moins 610 personnes ont été tuées et plus de 4.700 blessées en douze jours de bombardements. « Les hôpitaux ont été confrontés à des scènes extrêmement pénibles », a déclaré mardi le porte-parole Hossein Kermanpour sur X.
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Téhéran affirme désormais faire face à une « tâche de reconstruction majeure ». Intervenant à la télévision d'État, la porte-parole du gouvernement iranien, Fatemeh Mohajerani, a dénoncé des frappes ciblant « des zones résidentielles, des centres scientifiques, des instituts de recherche, des établissements de santé et des civils ». Des équipes ont été mobilisées pour évaluer l'ampleur des dégâts.
Malgré l'annonce d'un cessez-le-feu par le président américain Donald Trump, les violences n'ont pas totalement cessé. Israël accuse l'Iran d’avoir violé l'accord à deux reprises dans la matinée de mardi, en tirant des missiles vers son territoire. En représailles, Tsahal affirme avoir détruit une installation radar près de Téhéran. Toutefois, à la suite d’un échange téléphonique entre Donald Trump et Benyamin Nétanyahou, l’armée israélienne aurait suspendu de nouvelles frappes. « Vraiment, Israël, je suis très mécontent de ce qu'ils ont fait ce matin. Je ne suis pas content ! », a lâché Donald Trump devant la presse, peu avant de s’envoler pour La Haye.
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Depuis Oslo, Emmanuel Macron a qualifié la situation d’« instable et volatile ». Le président français a salué la trêve initiée par les États-Unis, tout en fustigeant « l’irresponsabilité » de la République islamique dans le développement de son programme nucléaire. Il a convoqué un nouveau conseil de défense, en visioconférence depuis les Pays-Bas, pour suivre l’évolution du conflit.


