Intervention au Maïdo: Les pompiers vont être entendus

Le blocage de la rue Désirée Barquisseau ces deux derniers jours aura porté ses fruits. Les pompiers qui ont combattu les flammes du Maïdo ont obtenu une rencontre avec deux personnes mandatées. La rencontre aura lieu ce jeudi matin à la caserne de Saint-Pierre. Ce premier pas a été favorisé par l'intervention du conseiller général André Thien-Ah-Koon, intervenu deux fois pendant leur mobilisation. Et c'est hier à 16h indique le Jir, qu'il est venu annoncer la nouvelle.
Un mois après que l'incendie ait été maîtrisé, les sapeurs pompiers de l'île n'ont pas encore été rémunérés pour les heures supplémentaires alors que les sapeurs pompiers métropolitains n'ont pas rencontré ce problème.
Etre payé, oui mais à quel taux horaire ? Il y a un mois, l'intersyndicale composé du SNSPP, de la CFDT et de Sud Pompiers a mis en demeure la décision qualifiée d'unilatérale du directeur du Sdis, Jacques Vandebeulque. Ce dernier veut appliquer un texte de loi datant d'août 2006 pour calculer les indemnités dues aux sapeurs-pompiers. Un texte de loi qui concernait la région PACA et qui s'appliquait pour une période dite préventive. Pour les forces vives, ce texte est "illégal" et moins avantageux financièrement.
Hier, le blocage de la circulation de la rue Barquisseau à Saint-Pierre par les pompiers a été suffisamment contraignant pour interpeller autant les élus que les responsables du Sdis. Le commandant Henri-Claude Pothin a d'abord tenté de convaincre les manifestants du bien-fondé de la position de la direction du Sdis, sans que cela ne les fasse reculer.
C'est aussi le maire, Michel Fontaine, ainsi que la conseillère générale, Béatrice Sigismeau, qui ont fait le déplacement pour entendre les revendications des pompiers. Ils mettront fin à leur mobilisation qu'à l'annonce de médiation qui a été ensuite faite par le conseiller général André Thien-Ah-Koon.
Le texte de loi que prévoit d'appliquer le directeur du Sids Jacques Vandebeulque sera certainement au coeur des débats ce matin à la caserne de Saint-Pierre. Si les deux parties ne trouvent pas d'issue favorable, "le mouvement reprendra et pourrait même se durcir", mettent en garde les soldats du feu.


