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Incarcéré, il aurait commandité l'incendie d'une case pour une histoire de zamal

Les lignes qui suivent retracent une histoire rocambolesque. Ce qui aurait dû passer pour un banal fait divers pourrait être une tentative d'assassinat. Une information Zinfos974.
Ecrit par Régis Labrousse – le jeudi 6 octobre 2022 à 14H15

Le 17 septembre dernier, au Port, il est encore tôt lorsque les pompiers interviennent sur l'incendie d'une maison. De gros dégâts matériels sont à déplorer mais fort heureusement, il n'y a aucune victime, ni blessé. Jusqu'ici rien de particulier, si ce n'est qu'en amont, deux détenus avaient échafaudé un plan pour se faire livrer du zamal. Le plan prévoyait que la mère de l'un d'eux ferait la livraison à la prison. Le temps passe, mais toujours pas de livraison. La tension monte entre les deux complices, et vient le moment où l'un d'eux pense que la mère a livré les stupéfiants mais que le second n'a pas voulu en faire profiter son complice qui se sent lésé.

Case détruite par les flammes

Une dispute éclate et les deux détenus s'invectivent. Les insultes fusent jusqu'à ce que la mère du détenu lésé soit copieusement insultée. Rien ne va plus. Il sort de ses gonds et va jusqu'à menacer son complice de faire brûler la maison de sa mère. Des menaces en l'air, peut-on penser. Toujours est-il que la case de la famille du complice finira brûlée. 

L'ex complice le balance et une enquête est ouverte par la police qui interpelle en tout cinq personnes, dont un mineur, et les placent en garde à vue. Quatre sont alors mis en examen ce lundi pour tentative d'assassinat, le dernier (le détenu) l'étant pour complicité. Le supposé commanditaire soutient de son côté qu'il n'a rien à voir dans cette affaire. 

Détention provisoire

Ce jeudi, ils étaient trois à passer devant le juge des Libertés et de la Détention pour statuer sur leur sort pendant la phase de l'instruction. "Le soir des faits, quand on est arrivé devant la maison, avant d’aller mettre le feu, je lui ai dit que je n’allais pas mettre la vie des autres en danger. Il y a avait un canapé, j’ai versé de la essence dessus mais je ne savais pas que ça allait prendre autant d’ampleur. Je suis désolé", a déclaré l'un d'entre eux. Pas assez pour convaincre le magistrat qui les a tous les trois placés en détention provisoire. Ils risquent la perpétuité. 

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