Immobilier : Les agences de l'enseigne Laforêt dans la tourmente

Implantée à la Réunion depuis 2006, l'enseigne Laforêt connaît quelques difficultés ces derniers temps. James Benaudis, le gérant des trois agences implantées à Saint-Denis, l'Ermitage et Saint-Pierre, réfute toutefois les informations publiées hier dans la Quotidien selon lesquelles il serait soupçonné de "blanchiment de capitaux".
De son point de vue, l'article a été publié en l'absence d'éléments précis. James Benaudis évoque le témoignage à charge d'un collaborateur, resté anonyme, mais en aucun cas "des sources policières ou judiciaires officielles".
"On parle de blanchiment de capitaux mais il n'y a pas eu de plainte, pas de procès et donc aucune condamnation. Je n'ai même pas pris d'avocat dans cette affaire", explique-t-il en soulignant que l'enquête de la brigade financière est close depuis le 31 décembre 2011. "Je ne suis resté que trois ou quatre heures en garde-à-vue et je n'ai pas été mis en examen. Si j'étais soupçonné de blanchiment, je ne serais pas libre de mes mouvements", lance James Benaudis exaspéré par toute cette histoire.
Des problèmes économiques et un conflit avec son ex-associé
Reste que les trois agences de l'île sont maintenant fermées même si les sociétés existent encore juridiquement et n'ont pas été liquidées. "Je ferme pour des raisons économiques" explique le gérant qui reconnaît avoir licencié les employés pour cette raison. Les baux des trois agences ont également été résiliés. "J'ai fait les choses proprement. L'agence de Saint-Gilles était encore ouverte ce week-end. J'ai fait en sorte que les sociétés ne continuent pas à supporter des charges qu'elles ne pourraient pas assumer" souligne-t-il encore à l'heure d'envisager la liquidation.
L'homme réfute par ailleurs l'information selon laquelle une ordonnance conservatoire à été prise sur ses comptes bancaires ou encore que la totalité des employés n'a plus été payé depuis plus d'un mois. Il promet d'ailleurs que les salaires restant dus seront payés.
Pour James Benaudis, une grande partie de ses soucis seraient dus à son ex-associé. Il envisage d'ailleurs de porter plainte à son encontre pour détournement d'actifs suite à la cession d'une société. A l'époque, les deux agents immobiliers faisaient des affaires ensemble. Depuis, ils se sont fâchés. James Benaudis l'accuse d'avoir ruiné sa réputation auprès de collaborateurs qui n'auraient plus eu, dès lors, le même entrain au travail. Le chiffre d'affaires aurait donc chuté et les problèmes commencé.
Quant à l'enquête menée par la brigade financière, le franchisé Laforêt pointe d'un doigt suspicieux le lien familial qui existerait entre son ex-associé et un fonctionnaire de la dite brigade. Quoi qu'il en soit, il assure avoir transmis toutes les informations utiles aux enquêteurs et notamment celles concernant des comptes off-shores qu'il avait ouvert pour, dit-il, des "ambitions internationales". Des ambitions qu'il va vraisemblablement falloir revoir à la baisse, puisque James Benaudis assure avoir "tout perdu dans cette affaire".


