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Il se passe toujours quelque chose à la Chambre de Commerce

Eric Magamootoo, une fois refermée la parenthèse glorifiante pour son ego, de la réussite de sa médiation dans la crise des transporteurs, a malheureusement pour lui dû remettre les mains dans le cambouis. Il a d’abord eu à faire face à la fronde d’une majorité de ses élus, lors de la dernière assemblée générale, qui […]

Ecrit par Pierrot Dupuy – le lundi 17 novembre 2008 à 09H30

Eric Magamootoo, une fois refermée la parenthèse glorifiante pour son ego, de la réussite de sa médiation dans la crise des transporteurs, a malheureusement pour lui dû remettre les mains dans le cambouis.

Il a d’abord eu à faire face à la fronde d’une majorité de ses élus, lors de la dernière assemblée générale, qui ont voulu lui signifier que ses petites manœuvres avec le patronat représenté par le MEDEF n’avaient que trop duré. Le déclencheur a été l’affaire « Infoport« , une société de gestion de l’outil informatique du port. Un outil excessivement important en terme stratégique car il permet à celui qui le contrôle de savoir, en temps réel, quelles sont les marchandises qui doivent arriver et celles qui sont déjà sur le port. Et donc de faciliter, si on le souhaite, la sortie de ses propres marchandises, ou de retarder la sortie celles d’un concurrent. Un poste capital, donc. Les grandes sociétés du MEDEF y avaient investi de petites sommes, la plus grosse part (12,5%) étant apportée par la CCIR. Bizarrement pourtant, celui qui avait la haute main sur l’outil était Jean Brac de la Perrière, une des figures locales du MEDEF. Infoport a connu certains problèmes financiers et, au lieu que ce soit l’ensemble des actionnaires qui mette la main à la poche, seule la CCIR a été sollicitée pour un apport en compte courant de 300.000 euros. De quoi faire bondir les élus de la Chambre, et obliger Eric Magamootoo à retirer le dossier en catastrophe de l’ordre du jour… Ils souhaitent que ce soit la CCIR qui prenne le contrôle total de l’outil.

Comme les ponts semblent désormais coupés entre le président et son opposition, les dossiers -même anciens- commencent à sortir. Comme celui où Eric Magamootoo a eu à gérer, fort mal au demeurant, une sombre histoire de fausse signature.
Voici les faits: A la mi-2005, Paul Caro, l’élu ordonnateur (celui qui donne son accord pour le paiement d’une facture) reçoit sur son bureau une demande de remboursement pour des frais de mission d’un montant de 1089,41 euros, pour un élu proche du président, qui se fait régulièrement remarquer pour le montant élevé de ses notes de frais. L’élu refuse de signer le chèque, et le fait savoir au directeur financier.
Quelque temps plus tard, ce dernier, au détour d’une conversation, lui dit: « Alors, comme ça, vous avez changé d’avis?« . Étonnement de Paul Caro qui demande en quoi, et à quel sujet. C’est là qu’il s’aperçoit que quelqu’un a imité sa signature sur l’ordre de payer (voir document ci-joint). Il fait un scandale et demande au directeur financier d’informer le président et toute personne concernée. Quel n’est pas son étonnement de constater que le président Magamootoo, au lieu de porter plainte comme il aurait été d’usage dans un tel cas, s’est contenté quelques jours plus tard d’apposer sa signature à côté de l’autre, avalisant du même coup l’ordre de paiement et couvrant le faux.
Cette façon d’agir est pour le moins surprenante. Étant avocat, le président Magamootoo ne peut ignorer à quel point un faux et un usage de faux sont graves. D’autant que si le faussaire a ainsi agi une fois, il est à craindre qu’il ne l’ait fait dans d’autres dossiers bien plus important.
Autre question: qui est l’auteur de cette fausse signature? Les soupçons se portent bien évidemment vers celui qui en a bénéficié, mais il n’y a aucune certitude à ce sujet. N’aurait-il pas été bon qu’une enquête de police permette de trouver le coupable?
Enfin, le président Magamootoo aurait-il agi de la sorte si l’élu bénéficiaire du faux n’avait pas été son plus ferme soutien au sein de la Chambre?

Dernier sujet, pour le moment. Le Bureau de la Chambre a voté le 16 octobre dernier un budget de 15.500 euros pour l’envoi d’une délégation tenir un stand au Salon des Services à Paris, les 20, 21 et 22 novembre prochains.
L’élu désigné par le président Magamootoo pour accompagner la délagation est Yoland Velleyen, par ailleurs président de la commission Services au sein de la Chambre. Quoi de plus normal, direz-vous… Effectivement. Sauf que Yoland Velleyen s’est surtout fait remarquer jusqu’ici par son absentéisme. Depuis qu’il a été élu en 2004, il n’a par exemple pas été capable de réunir une seule fois sa commission… Par contre, il assiste régulièrement aux assemblées plénières, et apporte systématiquement sa voix au président Magamootoo.
Cette fidélité mérite bien une petite récompense. Un petit séjour à Paris, tous frais payés. Rien que le billet d’avion va coûter 2.209,84 euros… Faut dire que Monsieur ne voyage pas dans la bétaillère…
Voilà comment fonctionne la Chambre de Commerce.
La suite au prochain épisode…

 

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