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Il prétend avoir trouvé 25.000 euros de cocaïne près d'une poubelle

Un homme comparaissait ce mercredi devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis pour détention de stupéfiants, outrage et menaces de mort envers les forces de l'ordre. 171 grammes de cocaïne ont été trouvés chez lui lors d'une perquisition.
Ecrit par Régis Labrousse – le dimanche 20 octobre 2024 à 06H52

Les faits se sont déroulés le 8 octobre dernier dans la commune de Saint-Denis. Alors qu'il est mis en cause pour des faits de violences dans un premier temps, un homme est placé en garde à vue. Dans le même temps, les policiers effectuent une perquisition à son domicile et trouvent un paquet de 171 grammes de cocaïne, 5 cachets d'ecstasy et des armes, dont un fusil de calibre 14 avec une cinquantaine de cartouches. Toujours en garde à vue, il est entendu sur l'ensemble des faits puis relâché. Si les faits de violences ne sont pas poursuivis, ce n'est pas le cas pour la drogue, les armes, les menaces et les injures.

En effet, lors de son placement en garde à vue, il n'a eu de cesse d'insulter et de menacer les agents de police. Il est finalement reconvoqué quelques jours plus tard pour venir signer les documents. Alors qu'il se présente et pensant repartir libre, il est aussitôt replacé en garde à vue et déféré devant le tribunal pour être jugé en comparution immédiate ce mercredi 16 octobre.

 

Il dit avoir trouvé le paquet rempli de cocaïne

 

À la barre, sur les conseils de son avocat, il demande un délai pour préparer sa défense. L'homme a expliqué en audition de garde à vue qu'il a trouvé le paquet rempli de cocaïne, d'une valeur de 25.000 euros, à côté d'une poubelle, alors qu'il travaillait. Le prévenu travaille en tant qu'agent d'extérieur pour une collectivité du Nord. Il indique que, ne sachant pas ce que c'était, il l'a ramené chez lui pour demander à un dalon ce que ça pouvait être. Vivant chez sa mère, il explique que les armes sont dans la famille depuis longtemps, ajoutant qu'elles étaient emballées et plus en état de fonctionnement.

Devant statuer uniquement sur les mesures de libertés jusqu'à l'audience, le parquet requiert un maintien en détention en raison de la valeur de la marchandise et aussi en raison du risque de renouvellement des faits. De son côté, quelque peu remonté, l'avocat du prévenu dénonce le procédé utilisé à l'encontre de son client : "Il est entendu il y a une semaine en garde à vue pendant un jour, relâché, et hier il est convoqué pour signer des documents et est placé directement en garde à vue. C'est un traquenard, c'est un procédé détestable", fustige la robe noire qui précise que la drogue a été trouvée sous le lit de son frère, arguant : "On ne sait pas à qui ils sont, de plus, il n'y a aucune preuve de tentative de vente". Demandant le placement sous contrôle judiciaire de son client, l'avocat conclut : "Ce procédé est inadmissible".

Le tribunal, après délibération, fixe la prochaine audience au 13 décembre prochain et prononce le maintien en détention provisoire du prévenu.

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