ICP Roto accepte d'imprimer le JiR jusqu'à la fin de la période électorale

Le tribunal de commerce a statué ce mercredi en faveur d'ICP Roto qui avait été convoqué suite à un référé déposé par Jacques Tillier et le Journal de l'Île. Le PDG du JiR voulait obtenir l'obligation de la signature d'un contrat avec l'imprimeur pour reprendre la parution du quotidien. Mais la présidente du tribunal a jugé qu'elle ne pouvait pas "forcer une des parties prenantes à se lier à une autre par un contrat".
Alfred Chane Pane, patron d'ICP Roto se réjouit de cette décision du tribunal : "Ce jugement confirme que la liberté individuelle est au-dessus du pouvoir de la presse qui pense contraindre à tout et n'importe quoi. Je suis content qu'on soit dans une vraie république et non un pays Soviet."
Il déplore aussi les méthodes employées par Jacques Tillier qui a déposé le référé devant le tribunal de commerce. "Il serait venu discuter poliment. Cela aurait été facile. Il n'y avait pas besoin de sortir la bombe atomique et la menace judiciaire", déclare-t-il.
Malgré la décision du tribunal, Alfred Chane Pane explique qu'il souhaite agir en responsabilité et dans l'intérêt des Réunionnais pendant la campagne électorale des Législatives. "Compte tenu de la période électorale, j'ai pris conscience que les candidats ont besoin d'un accès médiatique. Nous faisons le nécessaire pour tendre la main au JiR. Pas d'avance financière, pas de garanties exigées, mais une impression uniquement durant la période électorale jusqu'à la nuit du 7 juillet", indique-t-il.
Énième rebondissement : le JIR ne sera finalement pas imprimé ce soir


