Revenir à la rubrique : Société

Grève des stations: Qu'en pensent les automobilistes?

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 29 janvier 2014 à 12H17

Les stations-service de la Réunion seront en grève illimitée dès demain matin. Premiers concernés par cette situation, les automobilistes réunionnais qui, pour la plupart, se sont rués dans les stations-service pour éviter la panne sèche. Car la grève annoncée par les gérants est d'une durée indéterminée.

Dans une des stations de Saint-Denis, rue de Bois de Nèfles, les automobilistes s'arment de patience pour faire généralement leur plein, même si certains expliquent ne pas remplir leur réservoir afin d'en laisser pour les autres. Depuis l'annonce de la grève, de plus en plus de stations-service se retrouvent sans gasoil (voir [ici]url:http://www.zinfos974.com/Point-sur-les-stations-service-a-sec-reactualise-minute-par-minute_a67454.html ). Et les livraisons d'essence prévues encore aujourd'hui ne devraient pas pallier à la frénésie…

Sous la chaleur et dans leur véhicule, les automobilistes réunionnais prennent leur mal en patience. Si, sur le fond du problème, ils se disent plutôt en phase avec les gérants de stations, la méthode pourrait être différente à leurs yeux.

"Je partage leur colère. Ils ont raison", lâche Raymond au volant de son 4x4. Même vision, une voiture plus loin. Pour Yohan, les gérants ne font que défendre leur "bifteck". Sur la méthode, ce trentenaire préfère dédramatiser. "On se fait une raison depuis les dernières grèves", poursuit-il. Au volant de son véhicule professionnel, il explique qu'il va devoir faire le plein, consigne du patron oblige. Mais sur son véhicule personnel, Yohan assure ne pas avoir mis trop d'essence. Un geste citoyen pour lui.

Pour Véronique, il s'agit avant tout d'un cas pratique. "J'ai mon travail, les enfants à récupérer dans les écoles. Je ne peux pas être bloquée. Moi j'ai vu ce qui s'est passé en Guadeloupe et je prends les devants. Après je comprends leur problématique. C'est normal de faire grève pour sauver les emplois", explique-t-elle.

Un peu plus loin, une autre automobiliste fulmine dans sa voiture. Pour elle, cette grève est de trop. "Je n'ai plus d'essence, je vais être en retard à mon travail. Je fais la queue depuis plus d'une heure. Ce n'est pas normal", lâche-t-elle, énervée, avant de refermer sa vitre.

Le mot de la fin reviendra à Mickaël. "On est pris en otage. Mais au fond on s'affole un peu dans ces cas là. Sur le fond du problème je suis d'accord avec eux. C'est sur la méthode que je le suis un peu moins", explique-t-il.

Pendant ce temps, le flux de voitures continue le long de la rue de Bois de Nèfles.

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :