Grève à la CCIR : les salariés mobilisés ce vendredi au Tampon

Face au refus de revalorisation salariale collective, les agents de la Chambre de commerce et d'industrie de La Réunion se mettent en grève ce vendredi 30 mai. Une mobilisation est en cours au Tampon pour dénoncer les inégalités et exiger un "partage équitable des richesses".
Le climat social se tend à la Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion (CCI Réunion). À l’appel du SGPCAR CGTR, une grève est organisée ce vendredi 30 mai, avec une manifestation au Tampon. Au cœur des revendications : une augmentation générale des salaires que l’employeur refuse toujours d’accorder, malgré une inflation persistante et un coût de la vie jugé "exorbitant" par les syndicats.
« Nous sommes une trentaine de salariés mobilisés ce matin (La CCIR compte environ 270 salariés). Il n'y a pas de rencontre prévue avec la direction de la CCIR », explique Corine Ramoune, secrétaire générale du SGPCAR CGTR. Si une rencontre a eu lieu le 21 mai dernier, ne débouchant sur aucune annonce, les salariés ont appris par voie de presse le déficit de la CCIR lors du dernier exercice. « Normalement, il y a une obligation d'informer le CSE », rappelle-t-elle.
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En outre, le syndicat dénonce une situation paradoxale : alors que les agents demandent depuis plusieurs années une revalorisation de leur rémunération, l’institution a procédé à plusieurs décaissements importants. Parmi eux, 5 millions d’euros versés à la SEMATRA (Air Austral), 7,6 millions d’euros à la CIVIS pour le Domaine des Pierres, ou encore 9 millions prévus pour un projet immobilier à Saint-Leu. Autant de choix budgétaires jugés injustes alors que les agents réclament une reconnaissance de leur travail.
Les revendications sont claires : le syndicat réclame une revalorisation salariale de 3%, et une prime exceptionnelle de 1.500 euros nets. À noter que la direction a proposé dans le cadre d'un protocole de fin de conflit la création d'un groupe de travail. Une demande validée par le syndicat.
"Nou lé pa plis, nou lé pa moin, respekt anou !", ajoute Corine Ramoune. Si le préavis est reconductible, reste à savoir si les salariés appelleront à une nouvelle journée de mobilisation pour faire entendre leur voix au sein de la CCIR.


