Gilbert Annette : “Il y a un décalage entre les belles paroles et les actes”

“Selon le protocole républicain, j'ai accueilli le président de la République, à son arrivée à Saint-Denis au Parc des expositions, et ensuite je me suis abstenu d'assister ma réprobation, et mon mécontentement d'abord sur la forme du voyage du président de la République”, a expliqué Gilbert Annette.
“Le fait que le chef de l'Etat n'est pas fait un dépôt de gerbes à la mémoire des Réunionnais morts pour la patrie, comme l'ont fait avant lui Jacques Chirac et François Mitterrand, j'ai trouvé que c'était une forme de mépris, au moment où précisément nos enfants paient un lourd tribut pour défendre la patrie, puisque un troisième soldat réunionnais est mort en Afghanistan, il y a quelques jours”, a poursuivi le premier secrétaire du parti socialiste.
“Il y a aussi le fait que le président de la République n'ait pas organisé une rencontre avec l'ensemble des élus, et en particulier avec ceux de l'opposition qui sont majoritaires à La Réunion. Il y a là une forme de mépris vis-à-vis de la population, et ce à travers les élus qu'ils les représentent”.
“Et je dois avouer que le temps passé pour les Réunionnais, c'est-à-dire le temps public, a été très court : deux heures en vingt-quatre heures par rapport aux séquences privées. Là, c'est la dimension partisane. Il est venu aussi et beaucoup avec sa casquette UMP, rencontrer les responsables locaux de son parti”.
“Il n'y a eu aucun élan vis-à-vis des Réunionnais, cela s'est confirmé surtout dans ses discours, au cours desquels il a réaffirmé à l'ensemble de l'Outre-mer, sa philosophie et sa volonté”.
“Bien sûr sur un certain nombre de points, il y a consensus. C'est le cas pour le développement durable, construire une société de dignité et de travail bien sûr. Et nous sommes d'accord l'assistanat personne n'en veut. Donner de l'argent sans travail ou une contrepartie, ce n'est pas la bonne solution. Nous sommes nous aussi pour le travail”.
“Mais, nous savons également que l'économie marchande ne peut absorber tout le marché du travail. Aussi nous, nous demandons un vaste chantier d'économie sociale et solidaire, avec de la formation pour répondre aux besoins de La Réunion”.
Sur la vidéo, Gilbert Annette fait le bilan de Nicolas Sarkozy, à mi-mandat. Le premier secrétaire parle d'un président diviseur.


