GHER : la CGTR dénonce le "mépris" envers les agents de sécurité incendie

La CGTR alerte sur les conditions de travail des agents SSIAP du GHER. Elle dénonce des dérives inquiétantes et exige le respect strict de leurs missions réglementaires.
"Il n’y a pas que les soignants qui se se sentent méprisés au Groupe hospitalier Est Réunion (GHER)". Dans un communiqué, la CGTR dénonce le "mépris" dont seraient victimes les agents du SSIAP (Service de sécurité incendie et d’assistance à personnes), garants de la sécurité des biens, des patients, des visiteurs et du personnel de l’établissement.
Selon le syndicat, la direction détournerait depuis des années ces agents de leur rôle premier. "L’arrêté du 2 mai 2005 relatif aux missions, à l’emploi et à la qualification du personnel des services de sécurité incendie des établissements recevant du public est bafoué", accuse la CGTR.
Souffrance au travail et effectifs manquants
La CGTR cite de nombreuses tâches confiées aux SSIAP qui n’auraient aucun lien avec la sécurité incendie : gestion des clés de l’établissement, création et renouvellement des badges du personnel, gestion de l’accessibilité et des actes de malveillance, voire enlèvement d’affiches sauvages...
"NON ! Ce ne sont pas des missions du service SSIAP", martèle le syndicat, qui rappelle que ces agents doivent avant tout se concentrer sur la prévention et la sécurité incendie.
La CGTR déplore aussi un manque d’effectifs : deux postes seraient vacants dans l’unité. Certains agents se disent en souffrance au travail, victimes de pressions et d’accusations infondées, ce qui aurait conduit à des arrêts maladie.
Le syndicat s’interroge également sur la lenteur de traitement de certaines alertes de sécurité, citant un incident survenu récemment dans un local technique du service de dialyse après des travaux.
"La sécurité incendie n’est pas un couteau suisse ", insiste le syndicat qui demande "le respect strict du cadre réglementaire régissant leur profession et la fin de ces dérives et ces glissements de tâches".


