François Bayrou remet sa démission à Emmanuel Macron à l’Élysée

Le Premier ministre a présenté sa lettre de démission au chef de l’État ce mardi, au lendemain du rejet massif de son gouvernement par l’Assemblée nationale. Emmanuel Macron doit désigner son successeur dans les prochains jours.
François Bayrou a quitté Matignon pour franchir, peu avant 13h30, la grille du 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré. À bord de sa voiture officielle, le Premier ministre a été accueilli au palais de l’Élysée afin d’y remettre sa lettre de démission à Emmanuel Macron. Le président de la République, qui avait déjà « pris acte » lundi de l’échec du vote de confiance, doit désormais nommer rapidement un nouveau chef de gouvernement.
Lire aussi : Vote de confiance : sans surprise, François Bayrou doit quitter Matignon
Ce départ marque l’épilogue d’un mandat éclair, conclu sur un désaveu cinglant des députés. L’Élysée a précisé que le successeur de François Bayrou sera connu « dans les tout prochains jours ». Une échéance qui ne met pas fin aux turbulences politiques : le Rassemblement national réclame une dissolution « ultrarapide » de l’Assemblée, tandis que La France insoumise appelle directement au départ d’Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon, sur France 2, a estimé que seule une nouvelle élection présidentielle permettrait de « refonder » le pays.
À gauche, écologistes et socialistes pressent le président d’ouvrir la porte à une cohabitation. La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, a plaidé publiquement pour qu’un Premier ministre issu du Nouveau Front populaire soit nommé, tandis que le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, évoque l’hypothèse d’une collaboration institutionnelle avec Emmanuel Macron.
Dans la rue, l’ambiance était tout autre. Selon les chiffres communiqués par la police, près de 11 000 personnes ont participé lundi soir à des rassemblements festifs organisés par le mouvement « Bloquons tout », célébrant la chute du gouvernement. À Nantes, environ 300 manifestants se sont réunis sous des banderoles « Bye bye Bayrou », promettant une mobilisation accrue à partir de ce 10 septembre.
Lire aussi : "Bloquons tout" : un appel à la paralysie du pays le 10 septembre


