François Bayrou dévoilera en juillet un plan d’austérité étalé sur plusieurs années

Le Premier ministre promet une stratégie de redressement budgétaire pour sortir la France de l’endettement. Objectif : retour à l’équilibre en trois ou quatre ans, avec un effort « juste » mais « nécessaire » pour tous.
Invité de RMC et BFM-TV ce mardi 27 mai, François Bayrou a précisé les grandes lignes de sa méthode budgétaire. Cinq mois après sa nomination à Matignon, le Premier ministre entend prendre les devants : dès début juillet, il présentera un plan de redressement des finances publiques avec pour ambition de rétablir l’équilibre budgétaire « sur trois ou quatre ans ».
Face à une dette qu’il juge « héritée de plusieurs décennies de laxisme budgétaire, tous partis confondus », François Bayrou entend accélérer le calendrier habituel. « D’habitude, les budgets sont préparés en septembre ou octobre. Cette fois, nous voulons que tout le pays prenne le temps de mesurer la gravité de la situation », a-t-il justifié. Il fustige « l’irresponsabilité » qu’il y aurait à repousser encore les décisions.
L’effort demandé, prévient-il, concernera tous les Français : « le plus juste possible », affirme le chef du gouvernement, mais suffisamment puissant pour que le pays cesse d’être « montré du doigt ». Le plan ne ciblera « aucune catégorie en particulier », insistant sur l’universalité du redressement.
Concernant les pistes envisagées, François Bayrou évoque un nécessaire rééquilibrage des dépenses publiques et sociales, et appelle chacun à reconnaître qu’« on ne peut pas faire autrement ».
Autre sujet abordé : la faiblesse de la production nationale. En comparaison avec ses voisins européens, la France souffre d’un déficit de compétitivité. Pour y remédier, le Premier ministre souhaite mettre les entreprises « à l’abri sur le long terme ». Il relance également le débat sur la « TVA sociale », avec l’idée d’un basculement partiel des charges du travail vers la consommation. Les partenaires sociaux seront associés aux discussions, notamment sur les modes de financement du modèle social.
Enfin, sur le front des taxis, en colère face à la convention proposée par la Sécurité sociale, François Bayrou annonce une nouvelle méthode. Il promet un plan de réforme pour début octobre, construit en concertation avec les professionnels. « On peut faire plus d’économies que prévu, mais on les définira avec eux », assure-t-il. Une première réunion entre les représentants des taxis et les ministères concernés s’est tenue ce matin.
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