Fin du Monde : "Les personnes fragiles mentalement et moralement y croient"

Le 21 décembre 2012, date remplie de superstitions, de quoi affoler certains. Alors comment les urgences et les associations d’aide aux personnes pensent-elles organiser cette journée ?
Pour Frédérique Jonah, lorsqu’on lui annonce qu’aujourd’hui c’est la fin du monde, elle sourit. La présidente de l’association SOS Solitude réplique : « Pour les personnes seules, en détresse morale, la fin du monde c’est tous les jours ».
La prédiction du calendrier Maya ne trouve pas grâce à ses yeux. « Les gens qui nous appellent nous disent que la fin du monde, c’est bidon, alors pour vendredi on a rien prévu de spécial ». Frédérique Jonah rappelle que les bénévoles de SOS Solitude sont des militants du quotidien et non de l’événement. Alors 21 décembre ou non, la donne ne changera pas.
À Prévention suicide, une attention sera portée à cette journée particulière. Le phénomène croissant des gourous agissant sur la toile, notamment sur les réseaux sociaux afin d’organiser des suicides collectifs, est surveillé.
« Nous-mêmes, membres de l’association, on y croit pas à cette fin du monde puisqu’elle a été scientifiquement démentie, mais les personnes fragiles mentalement et moralement y croient, c’est pour cela qu’on va être vigilants », déclare Odayen Danon Luchtmee, présidente de l’association Prévention suicide.
Du côté des urgences enfin, on se dit cartésien. « On n'y croit pas, aucun dispositif n’a été mis en place », affirme Gérard Payet, directeur de la communication du CHR. « Aucune affluence particulière n’est attendue ». Il ajoute ironiquement : « si c’est vraiment la fin du monde, alors on fera comme tout le monde, on profitera ! ».
Prévention suicide : 0 800 62 01 62
SOS Solitude : 0 800 10 09 25


