Erika et les enfants de la Creuse : pourquoi tant de haine ?

J’ai honte pour la droite parlementaire française. Voilà élus qui n’ont pas trouvé de mots assez durs pour vilipender la proposition d’Erika Bareigts à propos des exilés de la Creuse. « Une insulte à Debré… Un reniement de l’histoire… », que sais-je encore. Non mais… j’hallucine.
Ces mômes ont été arrachés à leurs familles et expédiés en métropole où, si certains s’en sont bien sortis, la majorité a macéré dans un morne exil, parfois pire.
Alors, je voudrais dire à ces contempteurs : relisez votre histoire locale en faisant table rase de vos obnubilations politiques.
Je fis partie de l’équipe du Mémorial de La Réunion, ouvrage dans lequel nous avons justement rendu hommage au père Debré pour tout ce qu’il a fait et que nul ne peut contester.
Erika Bareigts n’a porté aucune accusation contre lui. Elle a rectifié un point d’histoire. Il fallait que ce fût fait, elle l’a fait.
Je suis un gaulliste indécrottable : ni Sarko, ni Copé, ni rien de ces comiques improductifs. Ni Hollande non plus d’ailleurs.
Restons dans la réalité historique et reconnaissons que dans les années 60, de nombreux jeunes Réunionnais furent arrachés à leurs familles et exilés.
Où est le problème, N… de D… ?
Michel Debré, qui se prit de passion pour notre île, a tenté par tous les moyens de contribuer à son mieux-être. Il n’était certes pas un destructeur. Et Erika ne l’a jamais dit.
Cet exil fut un drame. Il fallait que la France l’admette. Cela est fait grâce à Erika.
Faut-il douter de sa sincérité parce que des élections approchent ?
J’ai connu Erika il y a bien des années, à La Sakay. Elle était môme et s’émouvait déjà de la misère du tiers-monde. J’interdis à quiconque de mettre en doute sa sincérité.
Jules Bénard


