Emmanuel Séraphin ouvre l’année politique à Saint-Paul pour ses voeux à la presse

Pour ses vœux 2026, Emmanuel Séraphin affiche la prudence… mais ne peut s’empêcher de revenir sur les dossiers chauds du moment. Entre élections, tensions internationales et demandes locales sensibles, le maire de Saint‑Paul a livré un discours politique pour débuter l'année.
À l’occasion de ses vœux à la presse, Emmanuel Séraphin a expliqué vouloir éviter l’exercice classique du « bilan et des annonces » pour 2026. Une intention affichée dans une année déjà très attendue, marquée par les élections, les tensions internationales et les enjeux locaux. Une retenue annoncée qui, comme souvent dans ce type d’exercice, s’est toutefois rapidement nuancée au fil de son intervention.
« 2026 est une année cochée dans l’agenda de beaucoup, notamment avec les élections qui arrivent », rappelle le maire de Saint-Paul et président du Territoire de l’Ouest. Un contexte électoral qui s’inscrit dans un climat mondial jugé préoccupant. « Le monde va vite. On espère que l’année va bien se passer, mais quand on voit l’actualité, avec un droit international partout remis en cause, on ne peut qu’être inquiet. La question de l’avenir du Groenland et de ses 56 000 habitants pose question : que va-t-on faire face à “l’ogre américain” ? »
« Dès que les habitants expriment un besoin, les maires sont en première ligne »
Sur le plan national, Emmanuel Séraphin a reconnu un léger soulagement après l’épisode budgétaire au parlement. « On peut enfin souffler d’être sortis de ce problème de budget, même si certains points restent encore en suspens pour les collectivités. ». Pour les villes, les difficultés restent bien présentes, notamment autour des contrats aidés. « Tout est loin d’être réglé pour les villes. On pense au périscolaire, mais avec la saison cyclonique, les besoins sont très concrets. Les gens me disent “i fo coupe zerbes”. Les contrats aidés sont justement très utiles pour ça, comme pour le nettoyage des ravines. Dès que les habitants expriment un besoin, les maires sont en première ligne. »
Sans s’attarder longuement sur le bilan de 2025 — exercice qu’il disait pourtant vouloir éviter — le maire est revenu sur plusieurs projets structurants. « Ça a été une année riche, avec la livraison de l’école de Grand Fond, dont l'inauguration est espérée en mars prochain, le lancement de la construction de 400 logements à la ZAC Renaissance III, et la signature d’une nouvelle convention avec Kar’Ouest pour développer encore l’offre de transport. »
Pas d'arrêté pour réglementer la tenue aux abords des plages
Enfin, Emmanuel Séraphin est revenu sur la demande adressée par un collectif d’habitants souhaitant la prise d’un arrêté municipal pour réglementer la tenue vestimentaire à la sortie des plages. Une requête qu’il aborde avec prudence et distance. « J’aime bien savoir à qui je m’adresse avant de répondre. Qui sont les personnes derrière ce collectif ? Des habitants, des associations de riverains ? Aucune plainte n’a été signalée à la mairie à ce sujet. À l’approche des élections, on voit régulièrement se monter des collectifs qui cherchent la signature du maire, avant que certains de leurs membres ne se retrouvent sur des listes ou dans des équipes de candidats. Nous sommes attentifs à ces sujets, mais cela ne me semble pas nécessaire. Quant aux “kitounis”, c’est l’affaire de la gendarmerie. »


