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Elle simule un accouchement pour s’échapper : Détails de l’affaire

Plusieurs affaires de violences similaires ont été examinées ce lundi en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Saint-Denis, dont celle concernant la femme qui a simulé un accouchement pour être conduite à la clinique du Port et ainsi échapper à son compagnon violent.

Ecrit par SH – le lundi 29 mars 2021 à 17H49

Simuler des saignements et des contractions… C’était le seul moyen pour cette Portoise, enceinte de 7 mois, d’échapper à son conjoint violent. Direction l’hôpital à 22h mercredi dernier où le personnel appellera la police. Son conjoint, sur place, est interpellé et placé en garde à vue. 
 
L’affaire jugée en comparution immédiate ce lundi devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis a pu être détaillée. Si cela ne fait qu’un an qu’ils sont en couple et trois mois qu’ils habitent ensemble, J.M en est à sa deuxième condamnation pour violence contre madame, en présence du garçon de 6 ans de cette dernière. 
 
Le petit mêlé aux violences
 
C’est l’anniversaire du petit qu’ils fêtent d’ailleurs lorsqu’une dispute sur fond de jalousie éclate. Il accuse sa compagne d’entretenir des relations avec son ex, ce qu’elle nie. Il prend donc à partie l’enfant, qui répond « oui » à la question : « Est-ce que Maman couche avec un autre ? » Elle se prend donc une gifle devant son fils mais parvient à se rendre aux toilettes pour simuler des contractions. En route vers la clinique du Port, J.M la menace, selon elle, affirmant que ni le bébé ni le garçon n’auront de maman. 
 
Devant le tribunal, J.M qu’il a « du mal à (se) canaliser » et qu’il est jaloux. Les trois magistrates et la procureure l’écoutent. « Elle m’aime, c’est pour ça qu’elle est toujours avec moi, explique-t-il, elle a mon enfant dans son ventre, c’est normal qu’elle reste. C’est parti tellement vite, c’est oublié tout ça. » « Le problème est que ça part souvent vite », répond la présidente. En effet, ce conjoint jaloux, ti père d’un garçon qui n’a pas le droit de parler de sa famille côté paternel, n’en est pas à son premier coup. En juin dernier, c’était plusieurs coups qu’elle avait reçu avant de se cacher, à l’aide de sa sœur, derrière une voiture. Lui était parti avec l’enfant. « Il est là quand il faut pas, des fois », affirme-t-il au sujet du petit. Deux mains courantes figurent également dans son dossier : une effraction chez une ex et des violences au sein de sa propre famille en 2018. 
 
Cette femme, fille de père violent, sœur d’un frère violent et ayant quitté son ex – père de son fils – à cause de violences, tente de s’en sortir. La justice l’aidera peut-être : J.M a été condamné à 18 mois de prison dont neuf avec sursis et une interdiction d’entrer en contact avec la victime. Quatre mois de sursis ont également été révoqués (à cause de la récidive), ramenant la peine de prison à 13 mois. 
 
Les affaires de violences conjugales, nombreuses ce lundi
 
J.M n’était malheureusement pas le seul homme violent à être présenté ce lundi en comparution immédiate. Un trentenaire comparaissait pour violences sur sa compagne enceinte de 5 mois, également devant un mineur, à Saint-Denis. Et ce en récidive, les derniers faits de violences ne remontant qu’à janvier. Il lui aurait tiré les cheveux et le bras car elle ne s’occuperait pas suffisamment de lui. Blessée à la lèvre, au bras et aux cervicales, la mère de famille devra attendre le 26 avril pour le voir jugé : il a demandé un délai pour préparer sa défense mais repart en détention en attendant son procès. 
 
Même récidive pour P.A à Bras-Panon. L’homme de 45 ans est accusé par sa compagne et mère de son enfant de l’avoir plaquée au sol, la main sur la bouche, après une soirée arrosée vendredi. Il a malgré tout été relaxé, faute de constance de la part de sa compagne. 

 

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