Education : PISA 2009 , conclusions
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C'est quoi ? "Programme International de l'OCDE pour le Suivi des Acquis des élèves" .
L’enquête PISA cherche à évaluer la capacité des jeunes à utiliser leurs connaissances et compétences pour relever les défis du monde réel. Cette approche reflète l’évolution des objectifs des programmes de cours : la priorité va désormais à ce que les élèves savent faire avec ce qu’ils ont appris à l’école plutôt qu’à la mesure dans laquelle ils ont assimilé des matières spécifiques.
L’enquête PISA est unique en son genre, comme le montrent ses grands principes :
• Son bien-fondé pour l’action publique : les données sur les acquis des élèves sont rapportées à des données sur leurs caractéristiques personnelles et sur des facteurs clés qui façonnent leur apprentissage à l’école et ailleurs pour repérer des différences dans les profils de compétence et identifier les caractéristiques des élèves, des établissements et des systèmes d’éducation qui se distinguent par des niveaux élevés de performance.
• Son approche novatrice basée sur la notion de "littératie", qui renvoie à la capacité des élèves d’exploiter des savoirs et savoir-faire dans des matières clés, et d’analyser, de raisonner et de communiquer lorsqu’ils énoncent, résolvent et interprètent des problèmes qui s’inscrivent dans divers contextes.
• Sa pertinence par rapport à l’apprentissage tout au long de la vie : l’enquête PISA ne se limite pas à évaluer les compétences des élèves dans des matières scolaires, mais demande également à ceux-ci de décrire leur envie d’apprendre, leur perception d’eux-mêmes et leurs stratégies d’apprentissage.
• Sa périodicité, qui permet aux pays de suivre leurs progrès sur la voie de l’accomplissement d’objectifs clés de l’apprentissage.
• Sa grande couverture géographique et son principe de collaboration : les 34 pays membres de l’OCDE ainsi que 41 pays et économies partenaires ont participé au cycle PISA 2009 .
Les conclusions ne sont pas bonnes pour la France : notre système scolaire semble obsolète et ne relève pas assez les défis du 21e siècle .
Les élèves français de 15 ans ont un niveau scolaire très moyen et les inégalités scolaires selon le milieu social augmentent. La Finlande reste le bon élève de la classe européenne et les élèves allemands et portugais s'améliorent.
-Lecture : dans la moyenne, peut mieux faire.
-Mathématiques : dans la moyenne, peut mieux faire.
-Sciences : tout juste dans la moyenne, peut vraiment mieux faire.
Voici le bulletin des élèves français de 15 ans, tel qu'il est révélé par l'étude PISA de l'OCDE. Des résultats pas vraiment reluisants, d'autant que le niveau des petits français stagne. A l'inverse, des pays comme l'Allemagne ou le Portugal, classés derrière la France en 2000 (date de la première étude PISA), ont connus des améliorations significatives en se donnant plus de moyens ou en réformant leur système. Selon les critères et les disciplines, la France se situe entre la 20ème et la 30ème place. Le plus souvent derrière l'Allemagne, la Belgique ou les pays scandinaves. Le plus souvent aussi, devant l'Espagne, l'Italie ou la Grèce.
L'enquête 2009 porte sur 65 pays, les 34 membres de l'Organisation de coopération et de développement économique et 31 pays ou économies partenaires. Au total, 520 000 élèves de 15 ans ont passés des tests. Les classements sont établis en fonctions des performances en mathématiques, en sciences et surtout, cette année, en lecture. Cette quatrième livraison de l'étude PISA (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves) permet en outre de comparer les améliorations enregistrées depuis 2000.
En tête : la Finlande, la Corée et... la Chine .
Un système injuste en France
Avec des résultats justes dans la moyenne en compréhension de l'écrit et en chute libre en mathématiques, la France a raté son PISA 2009. L'étude montre aussi et surtout un système injuste, où l'école ne remplit pas son rôle d'ascenseur social. Revue de détail des bons et mauvais points.
* Les performances scolaires sont fortement liées à leur milieu socio-économique. Ce facteur explique 28% de la variation de la performance des élèves, contre 22% en moyenne dans l’OCDE. A titre de comparaison, ce pourcentage est inférieur à 18% en Islande, en Israël, au Canada, en Corée et en Estonie.
* Le système éducatif français se caractérise, selon l'étude PISA, par "une proportion d’élèves performants en France au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE combinée à une proportion d’élèves en très grande difficulté scolaire elle aussi au-dessus de la moyenne". "Il y a de plus en plus d'élèves en échec scolaire, les inégalités se sont creusées. C'est un signal d'alarme pour la France qui avait déjà été tiré par l'OCDE en 2006 et qui l'est de nouveau", commente Eric Charbonnier, expert éducation à l'Organisation (cité par l'AFP).
Il semble que chez nous, c'est le pilotage des établissements qui pose problème : pas assez d'autonomie de décisions .... On attend que les "ordres" qui viennent d'en haut !
Copie à revoir pour le Ministère de l'Education Nationale : il est vrai que pour faire bouger le "Mammouth" , le Ministre doit se lever tôt !


