Ecocité: Le TCO signe des conventions de financement avec des acteurs privés
Les conventions de projet urbain partenarial (PUP) signées engagent la SCPR et les Consorts Louapre. Elles permettront une participation financière par ces acteurs privés à hauteur de 7 millions d’euros.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 23 décembre 2015 à 13H46
Pour la première fois à la Réunion, des partenaires privés s’engagent dans le financement d’équipements publics d'intérêts communal et communautaire. Dans le cadre du projet de l’écocité de Cambaie, la SCPR et les Consorts Louapre ont signé ce mercredi des promesses de vente et des conventions de PUP (projet urbain partenarial) avec la ville de Saint-Paul et le Territoire de la Côte Ouest. Un moment jugé « émouvant et important » par le président du TCO, Joseph Sinimalé. « C’est un tournant dans la manière de construire la ville durable de demain, estime le maire de Saint-Paul. Au lieu d’une acquisitions forcée, de manière unilatérale et sans contrepartie,[…] nous avons trouvé un rapport gagnant-gagnant ».
Dans le contrat, il est prévu que les deux partenaires cèdent 75% de leur foncier au TCO au prix de France Domaine de 50 centimes le m2. De son côté, la SCPR s’engage à construire, sur 25% de son terrain, 1044 logements (sociaux, intermédiaires et libres) et de l’immobilier de bureau, de commerce et d’hôtellerie. Parallèlement, elle versera 6,2 millions d'euros pour participer à la réalisation des équipements publics, comme un gymnase, des voiries piétonnes, une place ou un square. Pour Sébastien Langlois, dont la société est propriétaire du terrain depuis les années 1970, « il s’agit d’un bon moyen de valoriser le patrimoine ».
Les consorts Louarpe, eux, avouent que cette cession résulte de
« gros sacrifices », mais expliquent avoir
« préféré cette solution à celle de l’expropriation » et se déclarent finalement satisfaits de l’accord trouvé.
« On avait envie d’être générateur d’activités », précise son représentant, Georges Guillaume Louapre. Ils s’engagent, d'une part, à construire sur 25% de leur terrain une résidence pour personnes âgées comprenant une crèche ainsi qu'une résidence de tourisme d’affaires, et, d'autre part, à financer une partie des équipements publics à hauteur de 840 000 euros.
Si les deux partenaires privés disent avoir hâte que le projet se concrétise, de nombreuses étapes restent à finaliser, telles que l’obtention d’autorisations administratives et la réalisation d’études environnementales. Etabli sur une durée de plus de 30 ans, ce projet d'écocité qui s'étend sur 5000 hectares et dont le coût total s'élève à 3 milliards d'euros, est qualifié de complexe. Les premières pierres devraient être réellement posées en 2020.