Eau : La Réunion bien arrosée mais pas à l'abri de la sécheresse

La saison des pluies a démarré avec des précipitations intenses observées lors du passage du cyclone Belal et de la tempête tropicale Candice. Ce mois de janvier a été particulièrement arrosé à La Réunion et se positionne au troisième rang des mois de janvier les plus pluvieux depuis 50 ans.
Cette abondance en eau contribue à recharger les ressources de l’île. Le volume d'eau infiltré dans les nappes d'eau souterraine en janvier 2024 est trois fois supérieur à celui relevé le même mois l’an dernier.
L’Office de l’eau estime à 1 milliard de mètres cubes d'eau la recharge dans les nappes phréatiques, ce qui représente 30% de la recharge attendue pour une année hydrologique normale. Pour l’heure, cette situation permet de maintenir un niveau d'eau satisfaisant dans les nappes et un fonctionnement normal des ouvrages qui captent les eaux souterraines, mais ne permettent pas d’écarter un risque de pénurie.

Moins de pluie en février-mars
La saison des pluies n'est pas terminée, mais les pluies se sont atténuées dès le mois de février. Bien que l'état quantitatif des nappes reste excédentaire dans le Sud de l'île et au niveau des Plaines, sur le reste de l’île, la situation reste conforme à la normale pour un mois de février, avec une tendance à la baisse déjà observable sur certains secteurs, à savoir Saint-Denis, Saint-Benoît, Saint-Leu et l'Etang Salé.
Les précipitations et les apports d'eau attendus pour mars sont également plus faibles d'après Météo France. Cette baisse attendue des précipitations pourrait entraîner une recharge moins satisfaisante des nappes durant cette saison des pluies.
S’il est trop tôt pour prévoir les tensions sur la ressource dans les mois à venir, une recharge insuffisante en mars et avril pourrait entraîner des niveaux déficitaires dans les nappes dès le mois de juillet.
Malgré un début de saison des pluies prometteur, la recharge évaluée dans les nappes et les rivières reste pour le moment inférieure aux valeurs attendues pour une année hydrologique normale. Il est toujours conseillé de faire preuve de modération dans l'utilisation des ressources.



