Douze ans de prison pour le viol de la fillette de son ex-compagne

Ibrahim Haladi est-il oui ou non le "prédateur sexuel" que l'avocat général, Michel Baud, a dépeint hier lors de son procès en assises? Les jurés ont tranché en la défaveur de l'accusé. Le magistrat a requis une peine de prison de huit à dix ans à l'encontre de l'ancien ti-père de la plaignante, la cour a choisi de le condamner à 12 années de réclusion, pour viols sur mineure de moins de 15 ans.
A l'époque des premiers abus en 2001, la victime était une enfant de six ans. Un jeune âge qui explique, selon l'avocat de la partie civile, certaines "zones d'ombre" au dossier, pointées par l'avocat de la défense, Me Saïd Larifou.
Avocat de la défense qui présente Ibrahim Haladi comme une victime des manipulations de la mère de la plaignante, qui aurait convaincu sa fille de déposer plainte pour des agressions dont il prétend qu'elles n'ont pas eu lieu.
Le plaidoyer de Me Saïd Larifou n'a pas convaincu la cour qui a reconnu l'accusé, précédemment condamné puis relaxé dans une autre affaire d'agression sexuelle, coupable, au terme de deux jours de procès. Le condamné, qui continue de nier les viols de l'enfant de son ex-compagne a pris la décision de faire appel.



