Revenir à la rubrique : Faits divers

Double découverte macabre de Saint-André : l’autopsie confirme les morts par pendaison, pas d’autres traces de violence

Ecrit par Gignoux Sébastien – le mardi 10 février 2026 à 18H41

L’autopsie du couple retrouvé mort samedi 7 février à Saint-André confirme des décès survenus par pendaison, sans autre trace de violence. La thèse d’un double suicide n’est pas écartée.

Le scénario du drame survenu dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 février à Saint-André, dans lequel un homme et sa compagne ont été retrouvés morts pendus à la même corde, n’est toujours pas établi avec certitude.

Les autopsies réalisées lundi 8 février sur les corps des deux défunts âgés de 42 et 32 ans ont permis de confirmer que les décès étaient survenus à la suite d'une asphyxie causée par pendaison, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Analyses toxicologiques en cours

Mais selon nos informations, et c’est ce qui constitue l’une des zones d’ombre de cette affaire, aucune autre trace de violence n’a été constatée, ni sur l’homme, ni sur la femme, par les médecins légistes de l’institut médico-légal de Saint-Denis. L’intervention d’un tiers semble également exclue.

Alors que la piste d’un féminicide suivi d’un suicide du conjoint était explorée par le groupe Crim du STPJ, "la thèse d’un double suicide n’est donc pas encore écartée", indique une source judiciaire.

Il faudra toutefois attendre les résultats des analyses toxicologiques ordonnées par le parquet de Saint-Denis pour savoir si la pendaison de la jeune femme, en l’absence de lésions de défense, ne serait pas intervenue dans un contexte de soumission chimique. Il semble en effet que celle-ci soit décédée en premier, ce qui suggérait de prime abord la thèse d’un meurtre commis par le conjoint.

Pas de signes annonciateurs

Par ailleurs, les premières investigations dans l’entourage de ce couple sans enfant n’ont pas mis en lumière de signes annonciateurs d’un tel drame. Des difficultés dans leur relation certes, mais pas d’antécédents de violences conjugales connus, ni de signaux détectés par les proches pouvant laisser envisager cette issue.

L’enquête se poursuit afin de déterminer les circonstances exactes du drame, qui a bouleversé les habitants de la rue Belzor à Saint-André. C’est l’un d’eux qui a découvert samedi matin le corps du quadragénaire pendu à l’extérieur de son balcon. A l’autre bout de la corde, à l’intérieur de l’habitation, les secours retrouvaient celui de sa compagne, en position assise sur une chaise, pendue elle aussi. Une mise en scène macabre des plus inhabituelles, qui n’a pas encore livré son explication.

Etiquettes : Saint-André

Dans la même rubrique

0💬
Tri :