Le Grand Prix de l'Académie de marine 2025 décerné au Trésor de la Buse de Cyrille Lougnon
L'Académie de marine va décerner son prestigieux Grand Prix 2025 à l'ouvrage « Olivier...
L'Académie de marine va décerner son prestigieux Grand Prix 2025 à l'ouvrage « Olivier...
Pour les besoins de la série documentaire de France 5 « Les 100 lieux qu'il faut voir », Marie-Alice Sinaman, Sandrine Savrimoutou et Carole Hoareau se lancent à la recherche du trésor du pirate La Buse. Un prétexte pour faire découvrir les richesses naturelles et les plus beaux décors de La Réunion.
Le Laboratoire de Géologie de Lyon a mené des prélèvements dans la ravine à Malheur afin de déterminer si le site découvert par Cyrille Lougnon abrite bien la cache du légendaire trésor du pirate Olivier Levasseur.
Entre les années 1690 et 1720, l'île de Sainte-Marie a abrité un comptoir pirate pour la négoce des butins volés, mais aussi pour la traite des esclaves. Les recherches menées par l'archéologue Jean Soulat et son équipe internationale tendent à faire ressurgir du passé les contours d'un campement de forbans dans la baie d’Ambodifotatra. Une base pirate organisée autour d'un site de carénage, d'une canalisation d'eau douce et d'un fortin dédié à la protection des lieux.
Sur le littoral d'Albion, dans l'ouest de l'île Maurice, les recherches menées par l'archéologue kényan George Abungu sur le site d'une prétendue cache du pirate La Buse ont permis de mettre au jour des pièces de monnaie. De l'avis de scientifiques ayant obtenu des photos, la présence d'une boîte de conserve, la forme des pièces et le fait que des montants y soient inscrits discréditent la théorie d'un trésor pirate.
Plus de dix ans après le premier signalement effectué par Cyrille Lougnon, qui est convaincu d'avoir trouvé la cache du trésor de la Buse, les services de la Dac ont effectué des inspections et des prélèvements sur le site niché sur un pan de la ravine à Malheur. Les analyses ont été confiées à un laboratoire lyonnais.
Si le mythe réunionnais du trésor de la Buse se nourrit depuis plusieurs décennies des nombreuses annonces, jamais confirmées, de découverte d'une potentielle cache secrète, Charles-Mézence Briseul estime qu'il faut rompre avec la coutume de la chasse au trésor et privilégier une archéologie de la piraterie. L'auteur de « La Buse, la biographie du plus grand pirate français » souligne par ailleurs que les rares éléments tangibles disponibles témoignent des difficultés financières du marin calaisien après le célèbre pillage de la Vierge du Cap.
Chimiste de formation, Cyrille Lougnon ne se destinait pas à consacrer une dizaine d'années à une minutieuse enquête sur le pirate Olivier Levasseur, célèbre sous le surnom de La Buse. Certain d'avoir trouvé à la Ravine-à-Malheur la cache du trésor issu du pillage de la Vierge du Cap, le petit-fils d'Albert Lougnon a rassemblé la somme impressionnante de ses recherches dans un riche livre postfacé par Daniel Vaxelaire dont la trame dépasse largement l'histoire du plus fameux pirate français.