Donald Trump évoque l’option militaire dans le dossier du Groenland

Le président américain Donald Trump a de nouveau affirmé, dimanche, que les États-Unis avaient "besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale", relançant les tensions diplomatiques autour de ce territoire autonome danois stratégique.
Selon sa porte-parole, Karoline Leavitt, l’administration Trump « discute de plusieurs options » pour obtenir le Groenland. "Utiliser l’armée américaine est toujours une option à la disposition du président", a-t-elle déclaré mardi 6 janvier, sans préciser davantage les scénarios envisagés.
La veille, à bord d’Air Force One, alors qu’il se rendait à Washington, Donald Trump avait réitéré son ambition de faire du Groenland une région américaine à part entière. Il avait assuré que "les États-Unis ont besoin du Groenland » et annoncé qu’il reviendrait sur ce dossier "dans une vingtaine de jours".
Appels au dialogue de Nuuk et Copenhague
Face au ton offensif de la Maison Blanche, le Groenland et le Danemark privilégient l’apaisement. Les autorités groenlandaises et danoises ont appelé à l’ouverture rapide de discussions avec Washington afin de dissiper des "malentendus" liés aux déclarations américaines sur une possible annexion de l’île arctique.
La ministre groenlandaise des Affaires étrangères, Vivian Motzfeldt, a indiqué sur Facebook que Nuuk et Copenhague avaient demandé une rencontre rapide avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio pour "discuter des déclarations marquantes des États-Unis concernant le Groenland".
Son homologue danois, Lars Løkke Rasmussen, a précisé que cette demande avait été formulée dès lundi. Cette réunion marquerait un premier échange officiel entre le gouvernement groenlandais et Marco Rubio, tandis que le chef de la diplomatie danoise l’a déjà rencontré à deux reprises.
Donald Trump a par ailleurs mis en doute la capacité du Danemark à assurer la sécurité du Groenland, une analyse jugée infondée par Copenhague.


