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Deux gramounes agressés à leur domicile à St-Pierre : Un des auteurs reste écroué

Ils avaient bu et consommé du Rivotril. Ils disent ne pas en avoir eu l'intention, sauf que le 5 août 2020, deux frères ont pénétré chez un couple de gramounes à Ravine Blanche et ont fait vivre aux octogénaires une nuit cauchemardesque. Alexandre R., un des auteurs présumés, veut retrouver la liberté.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 5 août 2021 à 17H32

Alexandre R. et son frère Farid avaient consommé deux flacons de Rivotril et une bouteille de rhum cette nuit de début août 2020. Selon leurs dires, ils se promenaient armés sans but particulier dans un quartier de Saint-Pierre. Ils auraient alors aperçu une maison éclairée et y auraient pénétré toujours sans but précis et surtout, sans mauvaises intentions.

Pourtant, ils avaient violemment agressé un couple de gramounes et avaient fait vivre aux octogénaires une nuit d'enfer. Ils les avaient menacés avec des armes, des pistolets air soft. Madame avait été étranglée, puis dépouillée. Monsieur avait été contraint de monter dans sa voiture et avait subi violences, intimidations et pressions jusqu'à une station-service des environs où les deux frères l'avaient laissé à son triste sort avant de prendre le large.

Les enquêteurs ne disposaient que de très peu d'indices, si ce n'est le témoignage spontané d'un voisin qui avait décrit deux individus déambulant avec un fusil et une arme de poing dans la nuit. Entre 13 000 et 15 000 euros avaient été dérobés aux victimes, provenant de différentes recettes de magasins leur appartenant. Le sac à main de madame avait été retrouvé dans une station-service de Ravine Blanche alors qu'il contenait encore beaucoup d'espèces. Le portefeuille de monsieur avait fait son apparition deux jours après l'extorsion à Saint-Pierre.

Le 10 août 2020, un appel anonyme passé aux forces de l'ordre avait désigné Farid R. "de Bois d'Olive" comme l'un des auteurs. Les relevés d'empreinte, dont une sur la portière du véhicule des victimes, avaient matché avec celles des deux frères connus dans le quartier. Des billes de pistolet Air soft avaient été retrouvées en perquisition chez les agresseurs. Le couple d'octogénaires les avait reconnus sur planche photographique.

Chasse à l'homme

Une chasse à l'homme avait débuté et trouvé son épilogue le 13 août. Les deux frères qui avaient subitement disparu avaient oublié une pochette contenant des documents dans un hôtel où ils avaient trouvé refuge. Un CV d'Alexandre R. et un nouveau sac de billes de pistolet avaient mis les policiers sur une nouvelle piste : celle de la compagne d'un des deux, qui avait été mandatée pour venir récupérer les effets oubliés.

Finalement, les deux frères avaient été stoppés net dans leur course à Saint-Joseph lors d'un contrôle de gendarmerie. Les deux criminels présumés avaient été incarcérés, l'un à Saint-Pierre et l'autre à Saint-Denis, pour éviter la concertation.

Ce mardi, Alexandre, déjà condamné en 2019 pour vol, a sollicité les magistrats de la chambre de l'instruction afin de retrouver la liberté malgré un premier refus. "Je veux revoir ma petite fille", a déclaré le jeune homme de 20 ans. "Il n'a fait que suivre son frère", a indiqué son conseil, Me Ben Ali Ahmed, évoquant le fond du dossier.

"Il n'y aucun de projet de réinsertion à l'appui de cette demande, ni remise en question", a relevé l'avocat général, rappelant que l'accusé s'était caché plusieurs jours avant son arrestation. Il a suggéré à la cour de refuser la demande de placement sous surveillance électronique.

Les magistrats ont suivi cet avis. Alexandre R. reste, pour l'heure, emprisonné.

 

 

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