Détroit d’Ormuz : la France se dit prête à contribuer à la sécurisation sans basculer dans l’escalade

La France se dit prête à contribuer à sécuriser le détroit d’Ormuz aux côtés de cinq autres pays, tout en appelant à la désescalade de la guerre en Iran.
Face à la crise majeure qui secoue le détroit d’Ormuz, plusieurs puissances internationales affichent une position commune. Dans un communiqué publié par l'Elysée ce jeudi 19 mars, la France se dit prête à contribuer à la sécurisation de cette route stratégique, tout en appelant à éviter toute escalade militaire.
Dans cette déclaration conjointe avec l’Allemagne, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, la France affirme sa volonté de rétablir la sécurité dans le détroit d’Ormuz.
Les six pays se disent « prêts à contribuer » à la sécurisation de cette voie maritime essentielle, dans un contexte de fortes tensions liées à la guerre en cours entre l’Iran, Israël et les Etats-Unis.
Objectif affiché : permettre la reprise de la circulation maritime, fortement perturbée ces dernières semaines, et garantir la liberté de navigation dans ce passage stratégique, en attendant une éventuelle augmentation de la production de pétrole.
« Nous saluons la décision de l'Agence internationale de l'énergie d'autoriser la libération coordonnée des réserves stratégiques de pétrole. Nous prendrons d'autres mesures pour stabiliser les marchés de l'énergie, y compris en travaillant avec certains pays producteurs afin d'augmenter la production », annonce le communiqué commun.
La France en première ligne sur la sécurité maritime
Sans annoncer d’intervention directe, Paris affiche sa disponibilité à participer aux efforts internationaux visant à sécuriser le détroit.
Cette posture s’inscrit dans la continuité de l’engagement français dans la région, notamment à travers des dispositifs de surveillance maritime déjà existants, comme la mission européenne EMASoH, initiée par la France pour sécuriser la navigation tout en favorisant la désescalade.
En se disant prête à agir aux côtés de ses partenaires, tout en insistant sur la désescalade, la France cherche à maintenir un équilibre délicat entre engagement stratégique et retenue diplomatique.
Le détroit d’Ormuz est un point de passage vital pour l’économie mondiale, par lequel transite environ 20 % du pétrole et du gaz.
Depuis le début du conflit, les attaques de navires et les menaces iraniennes ont fortement réduit le trafic maritime.
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Résultat : une flambée des prix de l’énergie, une hausse des coûts d’assurance maritime et des risques accrus pour les approvisionnements mondiaux.


