Des chasseurs Mirage et un Airbus Phénix déployés à La Réunion pour l’exercice militaire Sawabi 3

Un important exercice militaire aérien se déroule ce mardi 16 décembre entre Djibouti et La Réunion. Baptisé Sawabi 3, il vise à renforcer la coordination opérationnelle entre les forces stationnées dans la Corne de l’Afrique et celles basées dans le sud de l’océan Indien.
L’armée de l’Air et de l’Espace a lancé l’exercice Sawabi 3, une vaste manœuvre impliquant le déploiement d’aéronefs depuis les Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDJ) vers les Forces armées de la zone sud de l’océan Indien (FAZSOI) basées à La Réunion. Objectif : tester la capacité des deux commandements à opérer ensemble sur de longues distances, tout en améliorant leur réactivité dans la zone indopacifique. Une cinquantaine de militaires et plusieurs appareils, dont un Airbus A330 Phénix, des Mirage 2000 D et 2000-5F ainsi qu’un A400M Atlas, participent à cette opération d’envergure.
Travailler les contraintes liées aux 3 000 kilomètres séparant Djibouti de La Réunion
Au programme : traversée de l’océan Indien, coordination des vols et missions conjointes de surveillance et d’appui aérien. Ces entraînements permettent de travailler les contraintes logistiques liées aux 3 000 kilomètres séparant Djibouti de La Réunion, mais aussi d’optimiser les capacités communes de projection et de ravitaillement. L’exercice se clôturera par une présentation statique et dynamique sur la base aérienne 181 de Gillot avant le retour des appareils vers Djibouti.
Pour les FAZSOI, qui regroupent quelque 1 600 militaires et 300 civils à La Réunion et à Mayotte, Sawabi 3 illustre la place stratégique de l’île dans le dispositif français de défense dans l’océan Indien. Du côté de Djibouti, les 1 500 soldats déployés sur la base de la Corne de l’Afrique constituent un point d’appui essentiel pour la stabilité régionale et la coopération militaire franco-djiboutienne.
En combinant entraînement technique et coordination interarmées, Sawabi 3 confirme la volonté de la France de maintenir une posture souveraine dans cette zone clé du globe, à la croisée des routes maritimes et des enjeux de sécurité régionaux.


