Des amendes de 70.000 et 25.000 € requises contre la CCIR et la CISE

En juin 2008, les agents de la brigade nature de l'océan Indien (BNOI) avaient eu la surprise de découvrir la présence de matières fécales dans les eaux de la Rivière des Pluies. Ce sont, en réalité, les eaux usées et les produits chimiques issus des avions stationnés sur le tarmac de l'aéroport qui avaient été déversés en raison d'un problème technique au niveau de la station de traitement, relate le Journal de l'Île de ce samedi.
Résultat, des problèmes cutanés en série chez les pêcheurs de Bichiques de la zone et des odeurs nauséabondes pour les promeneurs du littoral. Mais la vraie question posée au Tribunal correctionnel concernait bien la responsabilité de la CCIR et de la CISE dans cette affaire.
Pour Alain Rapady, avocat de la CCIR dans les colonnes du JIR, c'est "l'Etat qui a la charge de gérer cette station" livrée en 1973. Maître Fabrice Saubert, avocat de l'Association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique des rivières du Nord (AAPPMARN), estime cependant que cette argumentation ne tient pas la route.
Toujours est-il que le procureur de la République a requis 70.000 euros d'amende pour la CCIR et 25.000 euros pour la CISE. La réponse est attendu lors du délibéré programmé au 4 décembre prochain.


