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Dépistage de l’anévrisme de l’aorte abdominale, La Réunion s’engage en faveur de la campagne de dépistage “Vesale 2014-2015”

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 2 octobre 2014 à 11H37

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A l’occasion de son 13ème Congrès, qui se déroule du 1er au 4 octobre 2014, la Société Française de Médecine Vasculaire déclare l’année 2014-2015 “Année de dépistage de l’anévrisme de l’aorte abdominale” et lance la campagne nationale. Pour le Dr Karine Veerapen, médecin angiologue à Saint-Denis et coordinatrice départementale Vesale : “Il est plus que temps de faire reculer ce fléau qui fait, chaque année en France, près de deux fois plus de morts que les accidents de la route”.
Dès le 6 octobre, la majorité des services de médecine vasculaire hospitaliers et des cabinets de médecine vasculaire de La Réunion déclineront cette opération nationale durant 12 mois. Une opération initiée par la Société Française de Médecine Vasculaire avec le soutien de la Société Française de Chirurgie Vasculaire (SCV), celui du Collège Français de Pathologie Vasculaire (CFPV) et avec le partenariat institutionnel de Medtronic.
Le dépistage en pratique
Durant 1 an, les patients trouveront dans tous les cabinets, CHU, CHG, cliniques et cabinets d’exercice libéral qui participent à l’opération, une affiche qui précisera les conditions du dépistage. Celui-ci sera effectué par les médecins vasculaires, membres de la SFMV, à titre bénévole. Il s’agit d’un examen simple, une échoscopie qui prend moins d’1 minute.
En cas de découverte d’anévrisme, le médecin vasculaire adressera une lettre au médecin généraliste du patient. Les patients porteurs d‘anévrismes de grosse taille (50 à 55 mm de diamètre) bénéficieront d’une intervention chirurgicale ou endovasculaire afin de prévenir le risque de rupture. Les patients atteints d’un petit anévrisme rentreront dans un protocole de suivi qui contrôlera la croissance de l’anévrisme en échographie et la correction des facteurs de risque cardio-vasculaires.
Le but de l’opération Vésale est de dépister le plus de cas d’anévrismes possible. Mais pas seulement. Pour le Dr Laroche, coordinateur national, l’ambition est claire : “Elle n’est pas de dépister l’ensemble de la France mais d’étendre le dépistage et, pour cela, sensibiliser les médecins généralistes qui ont pour rôle d’alerter leur patient sur le dépistage et sa nécessité. Il s’agit également d’insister sur le principal facteur de risque de l’anévrisme de l’aorte abdominale auprès du grand public : le tabac et donc de dire et redire : Fumeurs de 60 ans et plus, allez voir votre médecin vasculaire pour vous faire dépister de l’anévrisme de l’aorte !”
 
L’anévrisme de l’aorte abdominale : une maladie encore trop peu connue… et trop souvent mortelle
L’anévrisme de l’aorte abdominale (A.A.A.) est aujourd’hui la troisième cause de décès liés aux maladies cardiovasculaires. Les anévrismes de l'aorte abdominale représentent ainsi 60% des anévrismes artériels. Lorsqu’une dilation d’un segment d’artère intervient, alors s’opère un anévrisme. L’aorte, plus grosse artère du corps, est un des sièges privilégiés de l’anévrisme. Elle part du coeur et descend dans le thorax jusqu'à l'abdomen où elle se divise pour irriguer les jambes. Un anévrisme aortique abdominal est un gonflement ou une dilatation d'une partie de l'aorte qui traverse l'abdomen.
Tout anévrisme est menacé, à terme, de rupture. Il s'agit d'une complication dramatique traduite par une hémorragie interne qui est mortelle dans plus de 80% des cas. Cette issue dramatique pourrait pourtant être évitée dans de nombreux cas grâce à une prévention accrue et un dépistage plus important en amont, notamment chez les personnes à risque (la tranche d’âge la plus exposée à cette pathologie étant celle des 70-75 ans).

 

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