Délabrement des services publics : Ce que les JT ne montrent pas

Pendant que les journaux et les TV réunionnaises résument l'histoire de la fusillade au Trésor Public du Tampon à une histoire de sécurité, ou chacun s'atermoie sur les conditions d'accueil du public, le sourire des agents sous pression et les vitres blindées qui vont diminuer les files d'attente, l’émission "Arrêt sur images" a consacré un volet édifiant sur les conséquences concrètes du délabrement des services publiques.
Ce devrait être un des tout premiers sujets d'enquête des journalistes économiques. Le délabrement progressif des services publics français (justice, éducation, recherche, mais aussi équipement ou SNCF), devrait faire l'objet de la vigilance quotidienne des journaux télévisés. Mais non. Que surviennent des inondations catastrophiques, ou que des milliers d'automobilistes soient bloqués par la neige, et les JT traitent ces sujets comme de pures fatalités climatiques, sans jamais enquêter sur les défaillances du service public qui en aggravent les conséquences. Quand le syndicat FO, pour la première fois, a publié cette semaine un "livre noir" détaillant les effets très concrets de la fameuse (et discrète) révision générale des politiques publiques, la RGPP, sur notre vie quotidienne," Arrêt sur images" a sauté sur l'occasion. Résultat: l'émission qu'ils souhaitaient faire depuis longtemps, sur tout ce que masque le JT, parce que cette lente destruction est invisible à l'image.
L’émission est payante, on y apprend de nombreux détails au sujet de la catastrophe de Xinthia, sur le service du SETRA qui regroupait 300 experts de renommée mondiale en matière d'ingenering public qui détonnent avec le ronronnement des média Réunionnais qui relatent les risques météo locaux.
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3990
boyer


