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Cyrille Melchior : "Saint-Paul a été maltraitée ces dernières années"

Ecrit par T.L. – le mercredi 18 mars 2026 à 16H52

Le patron de la droite a affiché ses soutiens et sa stature de rassembleur ce mercredi à l’occasion d’une conférence de presse à son local de campagne. Le candidat à la mairie de Saint-Paul n’a pas ménagé son rival Emmanuel Séraphin.

Les colistiers de Cyrille Mechior ont le sourire, celui des lendemains qui chantent, persuadés que leur champion va l’emporter dimanche soir à Saint-Paul dans le choc du second tour des municipales. Ce mercredi 18 mars, tout le monde est rassemblé au local de campagne du candidat arrivé deuxième (34,17%) derrière le maire sortant Emmanuel Séraphin (47,16%), à l'occasion d'une conférence de presse garnie d’invités de marque.

 « Comme on le dit en ce moment, tant que l'arbitre n'a pas sifflé la fin de la partie, eh bien, la partie n'est pas gagnée mais elle n'est pas perdue. C'est pour cela que nos équipes continuent à travailler, à sillonner les rues, à rencontrer la population, à dialoguer avec cette population qui a exprimé, lors de ce premier tour, son mécontentement par rapport à la gestion du maire sortant », commente Cyrille Melchior, qui s‘est entouré de soutiens de poids pour afficher sa stature de rassembleur.

Il y a là la famille Thien Ah Koon père et fils, André et Patrice, les fraichement (ré)élus Sidoleine Papaya, Jeannick Atchapa, Olivier Rivière, Éric Ferrère, ainsi que des proches de Patrice Selly, Aurélien Cazal et Bruno Robert. Tous prennent la parole pour témoigner de l’amitié et de la confiance qu’ils accordent au nouveau patron de la droite.

« Séraphin et les personnes qui l'entourent ont pillé les finances communales »

« Tu es le champion du rassemblement, comme tu l’as fait au Conseil départemental. Une mairie ne doit pas être confiée à un parti politique », assène ainsi le maire de Bras-Panon Jeannick Atchapa. Son homologue Éric Ferrère relève que, grâce à lui, un nouveau collège va sortir de terre aux Avirons et qu’un EHPAD est en projet. « Le maire sortant, dès qu’il sera sorti, il rendra son dernier souffle politique, j’en suis certain », tance pour sa part le maire de Saint-Philippe Olivier Rivière.

Le nouveau patron de la droite locale non plus n’a pas mâché ses mots, au moment de décrire son rival de gauche Emmanuel Séraphin, assurant que Saint-Paul avait été « maltraitée ces dernières années ».

« En face de nous, je vois un candidat qui parle plus du Département que de la commune. Il se trompe d'élection parce que son bilan est mauvais, Saint-Paul est mal gérée. Saint-Paul aujourd'hui, c'est un déficit, une épargne négative et la mauvaise gestion de la commune se retrouve aussi dans ses satellites. La régie des eaux, les SEM et les SPL comme Tamarun : tout est déficitaire à Saint-Paul, parce qu’Emmanuel Séraphin et les personnes qui l'entourent ont pillé les finances communales. Emmanuel Séraphin a préféré utiliser l'argent public, l'argent des impôts des Saint-Paulois pour aller faire la fête, pour voyager. Il s'est octroyé 27.000 euros de frais de représentation : 12.000 euros de la mairie de Saint-Paul et 15 000 euros du TCO, cela fait 27.000 euros, c'est-à-dire 2.200 euros par mois de frais de représentation », accuse Cyrille Melchior.

Grace aux ralliements obtenus de Didier Robert, Jean-Yves Morel et Maxime Hoarau, le président du Département peut faire marcher la calculette et avancer qu’il totalise désormais les 53% des suffrages exprimés contre le maire sortant au premier tour. Reste à voir si les reports s’effectueront de manière aussi mathématique au second tour, dimanche 22 mars.

Lire aussi : Didier Robert renonce et rallie Cyrille Melchior, la course à la mairie de Saint-Paul totalement relancée ?

S’il est élu, Cyrille Melchior s’engage à faire voter « très rapidement trois ou quatre rapports essentiels », à commencer par une charte d’exemplarité aux élus. Il évoque aussi un plan de solidarité envers les populations les plus fragiles, avec un volet pour la petite enfance, un plan de parentalité pour les familles ou un autre pour les personnes âgées et celles en situation de handicap.

Selon lui, le maire sortant aurait dépensé autant « pour faire la fête » que pour financer le CCAS, soit 2,3 millions d’euros. Une attaque contre la politique culturelle de la ville, réduite à sa plus simple expression festive, quand Emmanuel Séraphin dit, lui, assumer son soutien à la culture et à l’image dynamique ou à l’activité économique qu’elle génère. Deux visions idéologiques qui s‘opposent, ce n’est pas si courant dans une campagne où, crise du logement et du pouvoir d’achat obligent, tous les candidats, y compris ceux de droite, mettent surtout en avant leurs politiques sociales.

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