Cyclone Garance : l’État et la CINOR s’allient pour des travaux de curage des ravines

Le quatrième conseil communautaire de la CINOR a été marqué par la signature d’une convention État–CINOR pour lancer des travaux de curage des ravines. Un premier pas attendu, alors que d’autres chantiers cruciaux ont aussi animé les débats.
La signature de cette convention entre l’État et la CINOR intervient dans le cadre du pacte AVENIR, pour engager des travaux urgents de curage et de purge des ravines et rivières fragilisées par le cyclone Garance. "Notre mobilisation a été des premiers instants suite au passage de Garance. Nous sommes sensibles au fait que l’État ait entendu ce message", a déclaré Ericka Bareigts, maire de Saint-Denis. Elle insiste toutefois sur la nécessité d’assurer la continuité : "Le premier pas a été fait mais il ne faut pas oublier les autres. Ce sujet de curage et de purge des ravines est un sujet réunionnais". Le maire de Sainte-Marie, Richard Nirlo, a salué pour sa part "un signal fort" envoyé aux administrés à travers ce partenariat.
Le projet BAOBAB entre en phase de travaux
Côté mobilités, Maurice Gironcel a confirmé le lancement du deuxième téléphérique urbain reliant Bellepierre à La Vigie, après le succès du Papang. Ce nouvel équipement vise à "désenclaver les hauts, fluidifier la circulation et s’inscrire dans la stratégie de transition écologique" de la CINOR.
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En parallèle, le projet BAOBAB, couloir de bus en site propre entre le Barachois et Quartier Français, est entré en phase de travaux. Une solution immédiate pour réduire les embouteillages et préparer le terrain au futur réseau ferré.
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L’accès à l’eau potable encore problématique
Le budget de l’eau potable a aussi été discuté. Richard Nirlo a interpellé la CINOR sur l’absence d’eau dans le secteur de Beaumont, "à deux pas de la station de potabilisation". L’intercommunalité a répondu que des études sont en cours et qu’un point d’étape sera présenté en fin d’année.
Même constat dans certains secteurs à La Montagne, où le 1er adjoint dionysien Jean-François Hoareau a dénoncé un surcoût de plus de 500.000 euros par an, lié à l’acheminement de l’eau depuis Bellepierre après l’arrêt de la production à Bras-Guillaume. La CINOR a annoncé des travaux estimés à 5 à 6 millions d’euros, dont une première tranche de 3 millions avant fin 2025.
Déchets : une hausse liée aux cyclones
Le conseil a également présenté le rapport annuel 2024 sur la prévention et la gestion des déchets ménagers. Avec 139 606 tonnes collectées (+5,12 %), soit 644,57 kg par habitant, la hausse s’explique par le passage du cyclone Bélal, les charges énergétiques et les révisions contractuelles des prix.
Malgré cela, le coût du service reste couvert par les recettes de fonctionnement.
Des élus ont toutefois pointé des difficultés sur le terrain. "Nous sommes OK pour payer les taxes mais il faut faire le lien avec les services, notamment sur les collectes et les bacs enterrés", a lancé Monique Orphé. Même constat pour Virgile Kichenin, qui regrette que "dans les logements collectifs, il y a encore du travail à faire, en particulier sur le non-respect du tri sélectif".
22 millions d’euros réinvestis dans le Nord
Maurice Gironcel a aussi mis en avant l’inauguration du Port Maperine intercommunal à Sainte-Marie, présenté comme un outil économique, touristique et patrimonial. La réussite de la Soirée des Pépites du Nord, qui a distingué treize entreprises locales fin août, a également été saluée.
Enfin, sur le plan financier, plus de 22 millions d’euros issus du résultat 2024 seront réinvestis dans les projets structurants de la collectivité.


