Cyclone Chido : à Mayotte la 1ère "les fenêtres de la rédaction ont explosé"

Le cyclone Chido d'une grande intensité est désormais sur Mayotte à midi. Des rafales de 200 km/h en moyenne frappent le département. Le dernier cyclone d'une telle intensité ayant traversé Mayotte remonte à 1934.
Le cyclone tropical intense Chido frappe Mayotte de plein fouet ce samedi 14 décembre, plongeant l'île dans une crise sans précédent. Alors que l'alerte violette impose un confinement strict à la population et aux secours, l'île subit également une perte partielle de sa couverture médiatique, compliquant l'accès aux informations vitales.
Une station touchée de plein fouet
La station Mayotte la 1ère, située à Mamoudzou, a été gravement endommagée par les vents violents atteignant près de 200 km/h. Une vitre du studio a cédé, forçant l'évacuation des équipes. Les émissions en direct, tant à la radio qu'à la télévision, ont été suspendues pour préserver la sécurité des journalistes. Seuls les services en ligne continuent de relayer des informations.
"Nous avons dû nous réfugier en régie télé après que les fenêtres de la rédaction ont explosé," explique Andry Rakotondravola, rédacteur en chef de Mayotte la 1ère. "C'est probablement l'événement le plus dévastateur de l'histoire récente du département."
Des dégâts considérables
Le passage de Chido laisse déjà des traces : le toit de la MJC de Kawéni a été arraché, des arbres déracinés obstruent plusieurs routes, et des cases en tôle ont été balayées par les rafales. Selon nos confrères de Mayotte la 1ère, une barge s'est aussi décrochée, ajoutant aux dangers.
Une inquiétude pour les populations vulnérables
Les habitants des quartiers informels, souvent logés dans des structures précaires, subissent de plein fouet la violence du cyclone. Malgré l'ouverture de centres d'hébergement d'urgence, de nombreuses personnes ont choisi de rester dans leurs maisons, exacerbant les risques.


