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CREA: Propositions "pour une transition économique et sociétale durables de La Réunion"

Dans le cadre des assises de l'Outre-mer, le mouvement CREA (Citoyens de la Réunion en Action, présidé par Vanessa Miranville) a livré dans un "memorandum des propositions d’actions concrètes". Voici le communiqué :
Ecrit par zinfos974 – le mardi 12 décembre 2017 à 18H19

Le Mouvement Citoyens de La Réunion en Action a livré dans un mémorandum des propositions d’actions concrètes afin d’alimenter les débats au sein des Assises de l’Outre-mer, principalement dans ses thématiques 6 et 7. Elles ont été transmises aux rapporteurs des Assises partant du constat d’un modèle de société réunionnaise à bout de souffle qui doit opérer une transition sociétale durable.

En effet, pour le Mouvement CREA, après l’ère de la départementalisation (1946) puis l’ère de l’égalité sociale (1981- 1996), il est temps de passer à l’ère de la responsabilité pour libérer les énergies et génies réunionnais.

Tout en soulignant que La Réunion vit dans une situation d'urgence pour le présent et d'impasse pour l'avenir, si l’on prend en compte les indicateurs sociaux actuels qualifiés de « hors norme » par l’INSEE de La Réunion, le mouvement CREA souhaite :

- Adapter et innover le cadre institutionnel

Le modèle administratif de La Réunion est obsolète ! Le cadre institutionnel réunionnais ne s’est jamais adapté au contexte de nos spécificités. Région monodépartementale, municipalités, communautés de communes, ces institutions ont été calquées « machinalement » sans prendre en compte les doublons, chevauchements de compétences et gabegie financière. A l’heure de la rationalisation et de l’adaptation de nos institutions à la mondialisation, il est temps de proposer une organisation administrative et politique répondant aux enjeux actuels précités.

En préalable, outre l’expérimentation, il est nécessaire de supprimer le verrou constitutionnel de l’amendement Virapoullé contenu dans l’article 73 de la Constitution Française.

Cela nous permettrait ensuite de créer les conditions d’une réforme territoriale globale effectuée par et pour les Réunionnais. Nous proposons par la suite la création d’un organe transitoire :  une Convention démocratique territoriale de La Réunion, chargée de mettre en place une nouvelle organisation administrative réellement adaptée aux réalités de notre territoire et d’assurer la transition vers une assemblée unique. 

- Renforcer le rôle international des collectivités et la formation aux affaires diplomatiques

Sur cette thématique le mouvement CREA propose le renforcement des prérogatives des collectivités réunionnaises en matière d’action internationale afin d’assurer une plus grande intégration de La Réunion dans son environnement. Même si de larges compétences ont été exercées aux collectivités (LOOM, Loi Letchimy…), il n’en demeure pas moins que les résultats se font attendre. Ainsi, l’île n’est reconnue de manière pleine et entière qu’au sein de la Commission de l’Océan Indien et se retrouve en marge des grandes organisations régionales comme la SADC (Communauté de Développement de l’Afrique australe) ou l’Union Africaine.

Il convient donc de renforcer la cellule diplomatique de la Préfecture de La Réunion et le rôle de l’Ambassadeur pour la coopération régionale dans l’océan Indien. Afin de renforcer la coordination des actions trop souvent dispersées, il est proposé que cet Ambassadeur puisse être rattaché physiquement à la cellule diplomatique du Préfet de La Réunion en permanence (et non à Paris !) et que les collectivités soient forces de proposition pour sa nomination. La formation des élus et des cadres administratifs aux Relations diplomatiques devra également faire partie des priorités en lien avec le Ministère des Affaires étrangères.

- Associer les Réunionnais à la gestion des TAAF

Les TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises) représentent un enjeu économique important dans le présent et pour l’avenir de La Réunion qu’il convient de prendre en considération.

-  Sur la base du principe de Droit international de l’intangibilité des frontières héritées de la période coloniale, les autorités territoriales de La Réunion ont la légitimité internationale de revendiquer l’appartenance des TAAF au territoire réunionnais (et ce depuis 1996, date de l’installation administrative des TAAF à Saint Pierre de La Réunion).

Cependant, il est à regretter que les collectivités de La Réunion n’ont aucun droit de regard sur la gouvernance des TAAF même au sein du Conseil Consultatif composé de 24 membres dont un seul Réunionnais. Le mouvement citoyen propose de :

- L'intégration de droit des collectivités Région et Département de La Réunion au sein du Conseil Consultatif du Préfet des TAAF.

- La Cogestion des fonds FEDER dédiés aux TAAF par la Région Réunion et l’Administration Supérieure des TAAF.

- Renforcer l'attractivité économique du territoire : La Réunion plateforme de l'innovation pour la conquête de nouveaux marchés dans l'océan Indien et en Afrique.

La position privilégiée de La Réunion dans l'océan Indien, entre l'Asie et l'Afrique, la situe au centre des échanges économiques présents et avenirs à fort potentiel de croissance (boom économique et démographique de l'Afrique et de l'Asie).

Il convient donc de s'adapter à ces bouleversements, d'accompagner nos opérateurs et notre jeunesse à conquérir ces nouveaux marchés par:

- La mise en place d'une zone franche expérimentale globale pour les technologies innovantes (NTIC, économie digitale...)

-Le renforcement de l'Université de l'océan Indien et son jumelage avec les grandes universités de la zone (Afrique du Sud, Australie, Inde, Chine, Egypte...)

 

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