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Correctionnelle sud : « La santé des autres, je m’en fous! »

Il s’appelle officiellement Othman (ou Attoumani) Hamadi mais il y a un doute sur son identité, et serait né en 1984 à Tsingoni, Mayotte. Un village où subsiste, très bien entretenue, la plus vieille mosquée shirazienne de l’océan Indien. Mais la promiscuité du saint édifice ne semble pas lui avoir été profitable car on a […]

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 29 janvier 2015 à 15H47

Il s’appelle officiellement Othman (ou Attoumani) Hamadi mais il y a un doute sur son identité, et serait né en 1984 à Tsingoni, Mayotte. Un village où subsiste, très bien entretenue, la plus vieille mosquée shirazienne de l’océan Indien. Mais la promiscuité du saint édifice ne semble pas lui avoir été profitable car on a rarement vu délinquant plus minable !

Ce dealer de zamal à la petite semaine, qui affiche sur carte 31 ans mais en paraît à peine 18, s’est fait gauler à Saint-Leu parce qu’il conduit comme un pied. Le 22 juin 2014 à une heure du matin, en pleine ville, il fonce sur une chaussée défoncée. S’apercevant au dernier moment qu’il a un véhicule de gendarmerie en ligne de mire, il freine trop tard, emboutit le noble engin, ce qui le conduit direct au poste.

Constatations multiples : défaut de maîtrise de son engin, défaut d’assurance, défaut de ré-immatriculation de sa voiture et, carambole sur le gâteau cramé, 17 grammes de zamal.

S’il n’a pas d’assurance voiture, il n’en manque certes pas à la barre où, crânement, croyant s’en sortir par une franchise affichée, il va s’enfoncer lui-même comme un couteau dans du beurre.

17 grammes, après tout, c’est une bricole, trois fois rien. Il avouait s’en servir et c’était plié. Mais dans le fallacieux espoir de se faire bien noter, il dérape comme un moustique sur une toile cirée.

Question de la présidente Flauss : « Ce zamal, c’était pour vous ? » Réponse du bidouilleur : « Non, je ne fume pas du tout. C’était pour le revendre ». La présidente insiste : « C’était pour compléter votre RSA ? » Réponse laconique : « Ouais… mais j’ai jamais gagné grand-chose ; 50 euros à peine ! »

Mieux vaut entendre ça que d’être sourd mais il voudrait se désigner comme dealer qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Et ce bêta va charger la mule. Question de la substitut Elise Tamil : « Vous ne consommez pas mais vous savez que la vente est interdite ? » La réponse va plier la Cour, le Parquet et la salle : « Oui, la consommation de drogue ne m’attire pas mais les acheteurs sont des adultes. Ils sont majeurs, ce ne sont pas des enfants, ils savent ce qu’ils font ! »

Il s’agirait de curare, de cocaïne, de zyclon B ou de substance radioactive, ce serait du pareil au même : la santé des autres, il s’en f… !

La substitut, avouant qu’elle était dans des dispositions clémentes au départ, déclare avoir changé d’optique devant les aveux sidérants d’un « dealer conscient » et réclame 5 mois avec sursis, 300 euros d’amende et une suspension du permis du front bas.

Total, 3 mois avec sursis, 300 euros d’amende, 4 mois de suspension du permis plus 80 euros d’amendes connexes.

Parce que la bêtise n’a pas de prix, peut-être ?

Jules Bénard

 

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