Correctionnelle : Son nouvel ami abuse de sa vulnérabilité et lui vole 34.000 euros

Entrer dans une boutique pour acheter un téléphone et ressortir avec un ami pour la vie. Ça n’arrive pas tous les jours. Et heureusement. Car Bernard* a payé cher cette amitié. Plus de 34.000 euros.
Sortant d’une chirurgie pour tumeur au cerveau, Bernard souffrait de troubles cognitifs amnésiques. Encore aujourd’hui, son efficience cognitive globale reste altérée, faisant de lui une victime dite "vulnérable". Et c’est peu après son opération qu’il a fait la connaissance de C.T, 29 ans, le vendeur avec qui il a acheté son téléphone.
Selon ce dernier, c’est Bernard qui l’aidait financièrement contre une assistance dans plusieurs domaines de la part de C.T. Devenus "meilleurs amis", ils se voyaient quasi quotidiennement. Le souci, c’est que les retraits bancaires, paiements par carte et chèques signés par C.T étaient quasi quotidiens aussi. Des achats qui souvent étaient effectués alors que Bernard attendait dans la voiture. Et les habits, jeux vidéos et restaurants ne l’aidaient en rien et servaient plutôt à C.T. Au total, plus de 34.000 euros avaient été dépensés entre janvier et mai 2019. Et la compagne de Bernard avait été retirée de la liste des bénéficiaires des virements. Tout aurait été effectué avec l’accord de Bernard mais ce dernier ne s’en souvient pas.
Jugé ce vendredi pour "abus frauduleux de l’ignorance ou de la faiblesse d’une personne vulnérable" devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis, C.T a été condamné à 2 ans de prison dont un avec sursis.


