Contrôle d'avion à Roland-Garros : aucune mule interpellée, mais un dispositif salué par les autorités
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Près de 500 passagers du vol BF 700 ont été contrôlés à leur arrivée à La Réunion ce mercredi 25 juin. Une opération inédite menée par la préfecture, la douane, la police et le parquet, qui n’a débouché sur aucune saisie de drogue mais qui « sera renouvelée ».
C’est une première à La Réunion, et même en Outre-mer : le vol BF 700, arrivé de Paris ce mercredi à 9h20, a fait l’objet d’un contrôle intégral par les services de l’État à l’aéroport Roland-Garros. Pendant deux heures et demie, les douaniers, policiers de la sécurité publique, agents de la police judiciaire et maîtres-chiens ont inspecté un à un tous les passagers et membres d’équipage — plus de 500 personnes — ainsi que la cabine de l’appareil. « Cette opération est une première en territoire ultramarin à l’arrivée d’un vol », souligne le parquet de Saint-Denis.
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Une interpellation pour un individu en situation irrégulière
Malgré l’ampleur des moyens déployés, aucune interpellation liée au transport de stupéfiants n’a eu lieu. Deux infractions ont cependant été relevées autour de l’aérogare : « une infraction de défaut de permis de conduire » et « un étranger en situation irrégulière a été interpellé », détaille le communiqué de la procureure de la République.
Mais pour les autorités, le bilan reste « pleinement satisfaisant ». L’opération « s’est déroulée sans aucun incident, la patience des passagers devant être soulignée », et a permis de « collecter du renseignement ». Surtout, elle a validé la capacité des services à coordonner un tel contrôle de grande ampleur : « Tous les intervenants ont pu mesurer leurs capacités opérationnelles pour réaliser une telle opération ».
Présent sur place, le préfet Patrice Latron a estimé que « le phénomène des stupéfiants est un phénomène qui est en train de menacer La Réunion » et a promis d’« autres opérations » à venir, tout en annonçant la tenue prochaine d’un « état-major de sécurité » pour structurer la riposte.


