Cocus, les militants UMP ? Oui... ceux du PS aussi !

La commission des comptes de campagne a invalidé ceux de l’ancien excité de l’Elysée pour tricheries manifestes et grotesques. Mais pas question pour les fraudeurs de casquer, ces rats !
La parti domande la charité. « A vot’ bon cœur, m’ssieurs dames ! » Ils ont pleuré de chaudes larmes dans le giron de leurs militants qui, braves bougres, ont largué de grand cœur les 11 millions d’euros manquants.
La pas corrige à zot’. Ils continuent de croire en la bonne foi de leurs commandeurs et hurlent à l’injustice quand on touche à leurs chéris. Voilà qu’aujourd’hui, ce sont 76 millions qui manquent dans les caisses de l’UMP. Où la passé ? Personne i connaît pas. Qui la passe la main dans la caisse ? La pas moin ça !
Et les militants continuent de porter aux nues le Sarko, le Copé et tout le toutim.
Vous me direz, ce n’est pas mieux au PS. En votant Hollande, les militants croyaient que cela allait vraiment changer, que c’en était fini des cadeaux aux patrons et de la baisse des prestations aux vieux.
Tiens, fume ! Hollande en donne encore plus aux multinationales, celles-là mêmes qui appauvrissent un peu plus les déjà mal foutus, vous, nous, moi, eux…
Pire du pire, voici que maintenant, si la loi passe, il n’y aura plus aucun frein à la gestion de leurs entreprises par les grands patrons. Ils pourront baisser les salaires, augmenter les heures de boulot, transférer les employés (en Roumanie ?), transformer les CDI en CDD…
Et ça n’a fait réagir personne jusqu’ici. Certains en profitent pour préconiser un rapide retour à la droite ridicule. Cela n’y changera rien. Droite, gauche, c’est du pareil au même. Ce n’est pas la couleur d’un régime politique qu’il faut changer ; c’est le système politico-économique en lui-même !
On utilise les méthodes de l’ultra libéralisme pour soigner les maux, que dis-je, les épidémies engendrées par ce même ultra libéralisme.
Autant demander à Goebbels de trouver un remède au racisme ; à l’aedes albopictus de mettre au point un vaccin contre le chikungunya ; à Sini ou Hamilcaro d’écrire un traité de bonne gestion communale ; bref de tondre un œuf, de noyer un poisson dans l’eau ou d’écrire leurs profondes pensées sur la diagonale du fou !
A 66 balais, on est modéré. Voilà-t-y pas que depuis quelques années, je me découvre révolutionnaire. C’est mon pote Van der Eecken qui va en baver de jalousie.
Il faut refaire le 14-juillet, mais à l’échelle mondiale.
Aux armes citoyens !
Jules Bénard


