CIVIS : Juliana M’Doihoma préside le premier conseil communautaire, après le décès de Michel Fontaine

Ce mercredi 9 avril s’est tenu le premier conseil communautaire de la CIVIS depuis le décès de Michel Fontaine, ancien président de l’intercommunalité. En sa qualité de première vice-présidente, Juliana M’Doihoma, maire de Saint-Louis, a assuré la présidence de séance dans l’attente de l’élection du nouveau président dans quelques semaines.
Les élus communautaires, encore marqués par la disparition de leur président, se sont réunis comme prévu pour examiner une cinquantaine de dossiers, dont l’approbation des budgets, étape essentielle du calendrier intercommunal.
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Conformément aux statuts, Juliana M'Doihoma a assuré la présidence par intérim.
La séance a d'abord commencé par une minute de silence en mémoire du maire et président défunt. Bien qu’ayant pu exprimer par le passé des positions divergentes avec Michel Fontaine, "dans un moment comme celui-ci, ce n’est pas ce qui divise qui compte. C’est ce qui nous rassemble", a déclaré l'édile de Saint-Louis.
Un mois d'intérim
Avant qu’une nouvelle élection puisse avoir lieu à la tête de l’intercommunalité dans les prochaines semaines, les conseillers municipaux de Saint-Pierre doivent d’abord élire un nouveau maire. Ce vote est prévu pour ce jeudi 10 avril. Dans cette attente, Juliana M'Doihoma a souhaité "une période d’intérim qui soit apaisée, respectueuse de chacun". David Lorion et Stéphano Dijoux, pressentis pour succéder à Michel Fontaine à la tête de la CIVIS n'ont pas souhaité s'exprimer sur la question avant l'élection.
Le cadre de travail posé durant la période d'intérim d'un mois, le conseil communautaire s'est penché sur les affaires budgétaires. À la lecture du compte financier unique (CFU), l'intercommunalité sort la tête de l'eau. ”Après trois ans sur le réseau d'alerte sur les finances locales, je pense que Michel Fontaine aurait été content d'entendre ça”, a réagi avec émotion Stéphano Dijoux, maire de Saint-Pierre par intérim. “Ça nous redonne confiance et ça redonne confiance à nos financeurs”.
“Il reste des fragilités dans les finances que la CIVIS ne doit pas ignorer”, a tenu à préciser Virginie Gobalou, élue de l'opposition.
L'intercommunalité doit en effet encore régler cette année le trop perçu de l'URSSAF d'1,3 million, assurer une participation à la hausse à ILEVA pour un montant de 1,8 million d'euros ou encore anticiper l'impact de l'augmentation des cotisations retraites en ce qui concerne les charges de personnels.
Saint-Louis vote le budget
Si le montant de la dette reste de plus de 230 millions d'euros, les indicateurs reprennent cependant des couleurs comme le ratio de désendettement qui passe de 15 à 11,4 ans. Pour l'exercice 2025, la communauté d'agglomération pourra ainsi compter sur un budget global en hausse (passant à 309 millions d'euros, contre 297 millions d'euros en 2024).
Un budget primitif 2025 que les élus de Saint-Louis ont finalement adopté malgré les “critiques formulées sur la manière dont les orientations budgétaires avaient été construites, n’associant pas suffisamment les communes”, reconnait Juliana M'Doihoma. La “démarche concertée” demandée a finalement eu lieu et des arbitrages ont été opérés jusqu'à la veille du décès de Michel Fontaine. Saint-Louis a ainsi obtenu, selon la présidente par intérim, les financements pour le stade Théophile Hoarau et la passerelle de l’Etang du Gol, la gare pour Cilaos et l'assainissement pour les Avirons.
“Nous n’avons pas réussi à converger pleinement sur les transports. Sur ce sujet, le président a arbitré. Les communes peuvent ajuster localement, mais l’enveloppe globale reste inchangée”.


